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Magazine en ligne d'opinions et de critiques sur notre société, publié par Philippe Nieuwbourg



Une pensée ce matin suite au départ de Philippe Seguin
Comme il avait beaucoup d’humour, sur les autres et sur lui-même, il ne bouderait pas l’image que j’ai eu ce matin en débutant ce billet. Voulant parler de « l’envol » de Philippe Seguin, je pensais immédiatement à l’albatros de Bernard et Bianca peinant à s’envoler en bout de piste...
Mais c’est une pensée sincère qui me donne envie ici de graver un peu plus dans la mémoire numérique le souvenir de ce grand homme. Grand à tous points de vues, que l’on soit d’accord ou pas avec ses choix politiques, l’homme était passionnant.
J’ai eu l’occasion de le côtoyer, quelques fois lors de conférences de presse. Il était attachant, intelligent et l’oeil toujours pétillant de malice.
Un sorte de nounours qu’il ne fallait cependant pas trop déranger. Sinon, griffes et dents restaient prêtes à mordre ou du moins à le faire croire. Son poste à la Cour des Comptes lui allait comme un gant.
Si vous êtes chômeur c'est bien que vous n'êtes pas pressé ! Merci Pôle Emploi
La copie d'écran ci-dessous se passerait presque de commentaires ! Malheureusement.
Encore une fois, moins il y a de concurrence, moins il y a d'efforts et moins il y a de service client.
Et oui, le chômeur est bien le "client" du pôle emploi. Manifestement, il y a peu de "fonctionnaires" de cet organisme qui en ont conscience.
Quelle société commerciale oserait afficher ce message "Nos services sont actuellement indisponibles du fait d'une forte sollicitation..." sur son site web ?

PS : Pour les lecteurs pointilleux, sans doute issus l'organisation sus-nommée, et qui ont en revanche du temps à passer sur les blogs pour y poster des commentaires anonymes, je précise que j'emploie le terme de "fonctionnaires" entre guillemets, faisant allusion à une forme de relation client-salarié que l'on retrouve fréquemment dans les "services publics" et assimilés. Elle n'emporte pas de qualification juridique sur le type de contrat concerné !
Et je précise que bien entendu cette assertion n'engage que moi, mais que je ne la renie aucunement. ;-)

Idées et débats

Bonne année 2010 et plan d'action
A lire ce que vous en dites sur les réseaux sociaux, l’année 2009 est terminée... enfin... Beaucoup d’entre nous semblent heureux d’avoir passé le cap d’une année qui s’annonçait compliquée et qui a tenu ses promesses.
Et c’est même cette décennie (dont je ne sais jamais si elle s’est terminée hier ou si elle commencera dans un an) dont nous sommes nombreux heureux de tourner la page. Même si elle a commencé par la généralisation de l’Euro et le non-bug de l’an 2000, elle nous a tous marqués à jamais, avec les attentats du 11 septembre 2001, les guerres qui ont suivi, et pour terminer la « crise » financière et économique dont nous commençons tout juste à voir le début du bout du tunnel.

Refermons donc le dossier 2000-2009 et ouvrons avec enthousiasme celui de 2010-2019. Et profitons donc de ce premier jour de l’année pour faire un point sur nos communautés en ligne.

Les communautés Decideo.fr sur le décisionnel, DAF.info pour les directions financières, RelationClient.net sur la relation client et Progilibre.com autour de l’open source professionnel restent au coeur du dispositif. Vous êtes toujours plus nombreux à les consulter régulièrement et à y annoncer vos lancements de produits.

La webradio ECONOtique.com a été repensée, sa charte graphique simplifiée, et les émissions ont repris. Son modèle économique est encore incertain, mais les auditeurs sont présents, écoutant les interviews sur leur PC, sur leur téléphone ou même dans leur voiture. Le décollage de l’iPhone, demain sans doute du Google Phone, et après-demain du Mac Tablet que l’on commence à appeler iSlate, devrait multiplier les occasions d’écoute de ce média original.

L’année 2009 a été l’année du lancement de nouvelles communautés :
- Zetta.fr lancée début janvier 2009 a pris son envol. Avec plus de 100 000 pages vues par mois, elle est encore en plein développement, mais le sujet de l’Information Management prendra toute sa place dans les prochaines années.
- Encore plus prospective, ObjetsCommunicants.fr lancée sans publicité en octobre dernier, vous propose de faire le point sur l’Internet du futur, celui que l’on appelle aussi l’Internet des objets. Vous découvrez ce site aujourd’hui, mais croyez-moi, vous y reviendrez de nombreuses fois dans les prochaines années.
- Enfin, ProposalManagement.fr est un pari. Un pari lancé avec l’AFPM (Association Française du Proposal Management) et l’éditeur Jack in the Box, spécialisé dans le domaine. Le « Proposal Management », la gestion des propositions commerciales est un sujet à part entière outre-atlantique avec ses formations, ses experts, son association, son magazine, ses éditeurs de logiciels... En France, silence radio. Et même si des dizaines de « Proposal Managers » sont en fonction dans les grandes entreprises, le métier est encore peu connu et mal valorisé. Nous allons tenter d’apporter une petite pierre, modeste, à la construction de cet édifice.
L’année 2009 a aussi été celle des réseaux sociaux. Toutes nos informations sont maintenant diffusées sur Twitter et Facebook.

Quant à 2010, je n’ai pas encore de nouvelles communautés en projet. D’ailleurs, les trois lancements de 2009 sont sans doute suffisants. Il faut maintenant les faire vivre.
Mais les actualités ne manqueront pas.

En avril, le Musée de l’Informatique inaugurera de nouveaux espaces avec une toute nouvelle exposition, que vous pourrez visiter avec vos enfants... mais chut, c’est confidentiel...
En septembre, ce sera le tour d’une exposition qui rappellera des souvenirs à beaucoup d’entre nous. Nous fêterons en effet les 60 ans du premier SICOB !
D’ici là, la médiathèque du musée aura pris son envol. Le catalogue est d’ors et déjà accessible sur Bookeo.fr

En conclusion, je souhaite à tous nos lecteurs d’hier, d’aujourd’hui et de demain, une excellente année 2010, remplie de joies et de bonheurs, professionnels et personnels.
Tags : voeux
Rédigé par par Philippe Nieuwbourg le 1 Janvier 2010 à 11:08 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo
L'INPI doit se battre pour préserver son monopole, au grand désespoir de ses clients en ligne
Rappelez vous, chez France Telecom vous étiez un abonné, chez EDF un usager, à la SNCF un usagé... et à l’INPI, un déposant ou un propriétaire.
Point commun entre ces « administrations », l’absence de relation client, tout simplement parce que le terme n’est pas utilisé.
France Telecom, devenu Orange, a bien intégré, en même temps qu’un univers concurrentiel, la notion de client. EDF commence tout juste en même temps que l’ouverture à la concurrence pointe son nez. A la SNCF, aucun risque pour le moment, les usagers eux-mêmes ne créent pas des associations de clients, mais des associations d’usagers !
Quant à l’INPI, ce vénérable organisme bénéficiaire du monopole des dépôts de marque en France, il a tout intérêt à s’asseoir bien lourdement sur son monopole et à le conserver le plus longtemps possible.
Si par hasard un jour vous avez essayé de déposer un marque à distance par cet outil moderne que l’on appelle Internet, vous avez été confronté sans doute à des situations kafkaïennes inventées par les programmeurs du site de l’INPI.

A ce jour par exemple, si vous avez la malheur d’être sous Mac, il ne faut surtout pas utiliser un Mac récent ou mis à jour dans la dernière version de Mac OS X, le fameux Snow Leopard, commercialisé depuis le mois de juin dernier. Si vous avez acheté votre machine depuis moins de six mois, elle est automatiquement installée avec cette version est le site de l’INPI est incompatible. Si vous avez Firefox comme navigateur, c’est encore pire, il vous faut Mac OS 10.4, qui date de 2005, il y a quatre ans ! Pour PC c’est un peu mieux, mais ne vous y risquez pas avec Windows 7 tout de même, faudrait pas secouer les développeurs de l’INPI, ils sont en pleine sieste.
Si vous avez gardé sous la main un PC, il vous faut bien sur installer Acrobat Reader, mais aussi une version bien précise de Java. L’INPI n’aime pas Apple, mais plébiscite Microsoft, Adobe et Sun.
Entre temps, votre session sur le site a certainement expiré (cela semble le cas en moins de trois minutes) et votre demande en cours se retrouve bloquée, impossible à réouvrir.
Le message « demande déjà déposée » vous fait croire que la procédure a fonctionné, mais point du tout, rien n’est déposé... vous devez contacter le service assistance pour qu’il débloque votre demande manuellement, aux heures de bureau, de 9h à 18h.

Sincèrement, si un site de eCommerce proposait une procédure aussi complexe et contraignante, il n’aurait aucun client ! Si une banque vous imposait une telle complexité pour accéder à vos comptes, vous changeriez rapidement de banquier. Il n’y a guère que le Trésor Public, lui aussi en situation de monopole je vous le rappelle, pour vous rendre la vie en ligne proche de l’impossible.

Alors, espérons pour l’INPI que l’Europe n’ait pas dans ses cartons une directive de dérèglementation ! Sinon toutes les Madames Michu qui y touchent leur salaire risquent bien de devoir encore descendre dans la rue pour défendre leurs avantages acquis !

Quant à moi, en attendant la concurrence, je vais imprimer manuellement mes 5 exemplaires, les signer, joindre un chèque manuel, et déposer le tout manuellement au guichet où l’employé de permanence me tamponnera solennellement un exemplaire papier ! Tiens, ça me donne une idée de musée... celui du bureau, tendance siècle dernier...
Tags : inpi pipotron
Rédigé par par Philippe Nieuwbourg le 28 Décembre 2009 à 18:47 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo
Installé depuis maintenant un an à La Goulafrière, utilisateur professionnel et personnel des nouvelles technologies et en particulier d’Internet, j’avais eu l’occasion de partager mes déboires liés à une mise en service lente et laborieuse d’une connexion ADSL chez Orange.
Au bout d’un an de retour d’expérience, je ne suis bien entendu pas entièrement satisfait. Avec un débit de 1 Mb/s, et des coupures quasi-quotidiennes en cas de pluie ou de vent, je me considère, à titre professionnel, comme proche d’une « zone blanche », et j’ai donc continué à étudier les solutions alternatives.
Le Wimax, développé par Altitude Télécom et sa filiale Wibox, semblait une solution intéressante. Sans rentrer dans des détails techniques, elle permet aux abonnés de se connecter à distance, sans fil, à une borne installée par l’opérateur sur un point haut. La portée de ce relais est d’environ 20 km et permet donc de couvrir une zone assez large. Une architecture mise en place en campagne, comme dans les pays en guerre où la reconstruction d’un réseau téléphonique prendrait trop de temps...

Solution tentante techniquement, et rassurante puisqu’elle est soutenue, commercialement et financièrement, par le Conseil Général au travers du portail Net27.fr. On y lit par exemple « DSL et Wimax, le haut débit pour tous dans l’Eure, un accès égal au haut débit pour tous les Eurois, un outil pour l’ensemble des entreprises, une couverture totale du territoire »... et c’est bien là que le bât blesse, car la « couverture » en question, en cette période de début de frimas, est peut-être totale, mais son épaisseur semble bien légère au regard des besoins de la population...
Soucieux de tester les solutions mises à disposition de la micro-entreprise que je suis, j’ai donc pris contact avec Wibox et commandé mon accès « entreprise » avec un abonnement de 59 euros par mois tout de même. Une dizaine de jours plus tard, la Poste me livre mon antenne. Le colis comporte une liste d’installateurs agréés, dont je m’empresse d’appeler le plus proche de chez moi. Surprise, et plutôt mauvaise, l’installateur me répond presque immédiatement que l’émetteur auquel je suis censé me connecter, celui de Gisay La Coudre, est saturé... aucune installation n’est donc possible. Il s’étonne d’ailleurs lui-même que Wibox m’ait envoyé mon antenne et accepté mon abonnement alors que l’opérateur connaissait très bien l’infaisabilité technique.
Appel immédiat au service concerné chez Wibox, qui me confirme que l’émetteur, et plusieurs autres d’ailleurs, sont saturés. Aucune solution ne m’est proposée car le processus semble complexe, étude, budget, demande de travaux au Conseil Général... pas d’amélioration prévue avant 2010, au mieux...

En conclusion :
- le département soutient une solution, le Wimax, parfaite techniquement, mais dont le prestataire n’a pas fait les investissements suffisants pour couvrir les besoins de la population. L’argent public dépensé pour soutenir cette initiative mériterait sans doute d’ailleurs un contrôle.
- l’absence de coordination entre les services techniques et commerciaux de Wibox entraine des situations aberrantes : encore aujourd’hui, le test d’éligibilité en ligne m’indique comme éligible au Wimax alors que les émetteurs sont saturés; quant à l’envoi d’une antenne, son retour et les frais associés, ce sont de belles dépenses gâchées pour Altitude Telecom.

En ce qui me concerne, je fais avec... Après une année à La Goulafrière, je suis bien content d’avoir quitté la région parisienne. Mais alors que chaque semaine, plusieurs personnes me demandent, à Paris, comment je suis installé, et si je leur conseille de suivre le même chemin, je ne peux qu’être honnête avec eux...
Si vous avez un besoin crucial de nouvelles technologies pour travailler, évitez de vous éloigner des centres-villes, l’Eure n’est pas aujourd’hui un département « numérique ». Et c’est d’ailleurs ce qui me désespère. Lorsque j’entends mes voisins se plaindre des parisiens ou des anglais qui ne viennent qu’en week-end, et de l’absence de projets économiques... je ne peux qu’abonder dans leur sens. Mais la solution est à la portée d’une connexion Internet. Si j’osais être provocateur, je dirais : un peu moins de rond-points, un peu moins de travaux de voirie, un peu moins de fauchage au bord des routes... et un peu plus d’investissement public dans ces technologies créatrices d’emplois à valeur ajoutée.

[20/12/2009] Un grand merci à L'éveil normand, l'hebdomadaire de référence de la région de Bernay, qui nous donne un coup de pouce pour mettre la problématique de l'accès à Internet comme vecteur de développement, au menu des débats de Noël ! Mesdames et Messieurs les élus, n'oubliez pas qu'aux prochaines élections, ces arguments technologiques pèseront de plus en plus lourd... (Lire l'article de Benoit Négrier en pièce jointe).

20091217_l_eveil_pn_wimax.pdf 20091217_l_eveil_pn_wimax.pdf  (1.32 Mo)

L'AFNOR bafoue le droit d'auteur dans son blog www.enjeux.org
Voici copie du courrier que j'envoie ce jour au directeur de publication d'un des blogs édités par l'AFNOR...

"Monsieur le directeur de publication,

J’ai été très étonné de découvrir que votre organisme pratiquait le piratage pur et simple de contenus sous copyright disponibles sur Internet dans le cadre du blog indiqué en référence.
Ainsi un article dont je suis l’auteur et dont je possède l’intégralité des droits de diffusion a été purement et simplement recopié sur votre site à l’adresse http://www.enjeux.org/index.php?entry=entry091019-102005 alors qu’il provient du site http://www.progilibre.com/L-open-source-cantonne-aux-projets-gadgets-pour-certains-grands-DSI_a957.html?com. Contrairement aux usages et au mépris total du droit d’auteur, cette reprise ne renvoie même pas à l’article source à l’aide d’un lien comme il est souvent coutume de le faire.

Ce vol de contenu me semble d’autant plus grave que je lis dans la rubrique « nos valeurs » de votre site web : « C’est pourquoi, les consommateurs et les professionnels réclament des repères objectifs capables de les rassurer quant à l’exacte valeur de leur achat, jusqu’à s’intéresser à son impact social et environnemental ». Quels sont les repères objectifs que vous pouvez prétendre défendre quand la pratique montre que vous bafouez ainsi dans vos pratiques le droit d’auteur ?

Je vous demande donc sans délai :
- soit de réduire la reprise de l’article en question et d’y ajouter un lien vers le contenu original
- soit de supprimer purement et simplement cet article de votre site

Dans le futur, je ne pourrais que vous conseiller de faire évoluer vos pratiques, et de demander une autorisation de reprise (qui vous aurait évidemment été accordée si vous vous étiez montré plus respectueux de l’auteur et de l’éditeur) préalablement à la recopie d’un article trouvé sur Internet.

Je vous informe par ailleurs que ni l’adresse email fournie sur votre site (postmaster@afnor.org) ni le formulaire en ligne de prise de contact ne fonctionnent, ils renvoient tous deux un message d’erreur de type « adresse inconnue »."


Certes l'article en question, ne méritait certainement pas un tel énervement, ni même d'ailleurs d'être repris... il est plus que moyen... mais qu'un organisme comme l'AFNOR se permette ce genre de pratiques est tout simplement inadmissible, étant donné les moyens dont ils disposent !
Un blog sans commentaire, plutôt qu'un blog réécrit dans le futur
Un blog sans commentaire, plutôt qu'un blog réécrit dans le futur
Je ne suis pas un des premiers blogueurs français, loin de là ! Mon premier article sur ce blog date du 3 novembre 2004, il y a presque 5 ans jour pour jour.
Je ne suis pas non plus un blogueur compulsif : 412 articles en 5 ans, soit en moyenne un article tous les 4,43 jours, c’est tout à fait raisonnable ! Des articles qui ont généré au total 1229 commentaires, soit en moyenne 2,98 commentaires par article. Avec de grandes disparités : la plupart des articles n’ont intéressé personne, et la « star » a généré plus de 250 commentaires.

Tout cela pour vous dire quoi aujourd’hui ? Que j’arrête ce blog ? Non ! Il est l’essence même de la liberté d’expression que je défends au quotidien, pour moi comme pour les autres. Et celui qui parviendra à faire taire mes idées et mes polémiques n’est pas encore né !
Mais en revanche, j’ai pris la décision de fermer les commentaires. Et oui, plus aucun commentaire ne sera validé et publié. Pas la peine d’ailleurs d’essayer de commenter cet article, autant commencer tout de suite.

Sachez tout d’abord que cette décision m’attriste. Je la prends après mures réflexions, mais sous la contrainte. En effet, j’ai fait mienne cette citation de Voltaire : « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire ». Et pourtant aujourd’hui je jette en partie l’éponge. Je ne me battrai plus pour que chacun puisse s’exprimer. L’environnement juridique et l’évolution de notre sociétés m’en empêchent.

Pourquoi ?
Tout d’abord parce que la loi et/ou les règlements (je ne suis pas un spécialiste du droit, contrairement au fils de... mais c’est une autre histoire ;-), parce que la loi n’est pas aujourd’hui en phase avec cette approche voltairienne. Savez-vous qu’aujourd’hui vous pouvez publier un commentaire, puis décider plusieurs années après, que vous le regrettez, et demander à la CNIL de mettre en demeure le propriétaire du site en question de retirer votre commentaire. La CNIL participe ainsi à l’effacement de l’histoire, sous le prétexte d’un « droit à l’oubli » que je ne soutiens pas. Alors plutôt que de devoir écrire un tout petit morceau de l’histoire, puis devoir la modifier plusieurs années après, je préfère supprimer cette fonction de débat.
Puis pour des raisons techniques, Internet est une belle invention, mais aujourd’hui la plate-forme que j’utilise (WMaker) et les possibilités de contournement d’Internet, ne permettent pas de garantir le non-anonymat d’un commentateur. Et de mon point de vue, si chacun doit pouvoir s’exprimer, il doit aussi le faire à visage découvert et défendre son opinion, comme je le fais moi-même ici. Comme l’anonymat devient la règle, je préfère là encore refermer les commentaires. Et ce d’autant plus que la tendance est à l’usurpation d’identité. De nombreux commentaires émanent de personnes qui usurpent, avec une claire volonté de nuire, l’identité d’un autre. Là encore, la technique ne permet pas de les détecter aisément.

Comment ?
J’ai bien entendu cherché tous les moyens possibles pour éviter ce qui m’apparait comme un retour en arrière. Mais en même temps, je me rassure en constatant que vous, lecteurs, avez tout fait pour en arriver à cette extrémité. Ce qui me chagrine, c’est bien entendu que derrière ce « vous » collectif, je ne m’adresse en réalité qu’à une très faible minorité de lecteurs, ceux qui par leur seule action, polluent l’atmosphère de tous les autres. Vous les connaissez tous d’ailleurs, ce sont ceux qui en piratant ont imposé les protections, ceux qui en ne payant pas leur ticket de métro ont imposé les portillons, ceux qui en dépassant les imitations de vitesse ont imposé les radars, ceux qui ne savent pas faire la queue comme tout le monde dans les cinémas, au pied des pistes de ski... ce 1% de la population dont le comportement entraine la création de freins pour les 99 % d’autres. Mais c’est ainsi que notre société évolue. Je dois donc m’en accommoder.

Mais...
Mais si la loi et les pratiques me contraignent à limiter la liberté d’expression de mes lecteurs, elles ne brideront jamais la mienne. Et je continuerai, tant que la loi et l’envie me le permettront, de partager ici mes idées. Alors que je les partageais habituellement sous une forme interrogative, permettant à mes contradicteurs d’y répondre, je le ferai donc maintenant de manière affirmative. Je continuerai à citer et à nommer, bien évidemment. Et parce que je respecte et crois en la loi sur la liberté de la presse, je continuerai de l’appliquer comme je l’ai toujours fait. Toute personne ou entité citée dans un de mes articles, dispose d’un droit de réponse intégral, comme la loi le prévoit. Il suffit de me contacter directement, par exemple par email, pour faire valoir ce droit. Et sachez que je publierai toujours et avec plaisir, ces droits de réponse, qui sont pour moi la concrétisation logique de l’équilibre de la liberté d’expression et de sa défense.

Amis lecteurs, je vous dis donc à très bientôt pour de nouveaux articles. Et même si je suis un peu déçu de ne plus lire vos commentaires positifs ou négatifs, je continuerai à scruter les statistiques de consultation qui resteront pour moi un bel indicateur.

PS : Et je vais certainement appliquer la même règle à l'ensemble de mes sites. Une règle un peu adaptée : ne seront prochainement autorisés que les commentaires et messages dans les forums provenant de personnes qui se sont nominativement identifiées, et dont l'adresse email aura donc été vérifiée.
Rédigé par par Philippe Nieuwbourg le 17 Octobre 2009 à 21:42 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo

Welcome to Gambia!

24 Août 2009

Pipotron

Tiens, c'est la rentrée ! Voici le petit message du jour en matière de tentative d'extorsion de fonds d'origine africaine. Pour changer un peu, cela dit venir de Gambie. C'est intéressant tous ces spams, cela nous permet de réviser notre géographie !

"Bonjour chers,

Comment est votre journée? S'il vous plaît excusez-moi si je interférer dans votre vie privée, Mon nom est Mlle Prisca Keita, 23 ans, hauteur 5 pieds 11 pouces, poids de 58 je suis la seule fille de feu le roi Fredrick Keita de la Gambie en Afrique de l'ouest, mon père était le roi de notre région avant sa mort. Je vous observé une personnalité importante, avant j'ai fait de mon esprit pour vous contacter. S'il vous plaît, je voudrais en savoir plus sur vous, parce que, je l'ai avec moi quelques fonds qui je voudrais investir dans une bonne affaire avec vous. Je vous souhaite pourraient être honnête pour moi afin que je puisse entrer dans cet investissement avec vous à mes côtés et j'ai aussi besoin de vos bons conseils.

Tout d'abord, je voudrais savoir ce que vous faites dans la vie, rappelez-vous a attiré mon attention dans le site qui a été la raison pour laquelle je vous ont contacté en premier lieu. Vous savez comme moi que nous communiquons plus long. Je vais envoyer mes photos pour vous.

Merci de votre compréhension, en espérant avoir de vos nouvelles bientôt.

de mon coeur
Miss Prisca
priskeitta@yahoo.com"

C’était il y a quinze ans, le 18 septembre 1994, NBC diffusait le premier épisode d’une série qui allait marquer certains téléspectateurs et les accompagner durant 15 longues mais passionnantes saisons, Urgences, ou encore « E.R. » pour Emergency Room.


Une page se tourne avec les deux derniers épisodes de
1994... pour ceux qui ne s’en souviennent pas c’est...
en février l’assassinat de Yann Piat, députée du Var,
en mars le retrait du projet CIP de Edouard Balladur après un mois de manifestations,
en mai l’inauguration du tunnel sous la Manche,
en août la capture du terroriste Carlos,
en décembre la mise en liquidation judiciaire de Bernard Tapie,
et le 26 décembre le fameux détournement par le GIA d’un avion qui se pose finalement à Marseille, avant d’être repris par une intervention historique du GIGN... et oui, tout cela c’était en 1994 !

Pour les férus de technologie, je vous rappelle aussi qu’en 1994, Internet restait encore un privilège rare. Le « haut débit » n’existait pas, et les premiers FAI arrivaient discrètement en France... Et oui, en 1994, on vivait sans Internet, et on vivait bien ;-)

Alors que ce soir, France 2 diffuse les deux derniers épisodes de la dernières saison de Urgences, sans doute serons-nous quelques-uns à laisser glisser une larme du coin de l’oeil. La fin de Urgences c’est la fin d’une belle histoire, de personnages attachants ou détestables, de rebondissements permanents et d’actions; 15 ans de fidélité !
Je crois que oui, ce soir, je serai ému. Plus qu’après le dernier épisode de Friends, plus qu’après le dernier épisode de « 911 / Third Watch », sans doute aussi parce que si j’avais été meilleur en maths à 17 ans, j’aurais pu me diriger vers ce métier... 

Alors un très grand merci à France 2 d'avoir déniché cette série en 1994 et de nous avoir accompagné durant toutes ces années.

Et pour voir, revoir, re-revoir, la page officielle : http://www.nbc.com/ER/
Haagen Dazs contre Ben & Jerry's : heureusement que la rédaction de France 2 est là !
Surréaliste... c’est le qualificatif qui nous est spontanément venu à l’esprit en découvrant le sommaire du 13h de France 2 aujourd’hui... au programme, une enquête journalistique de haut niveau : Haagen Dazs ou Ben & Jerry’s !
Et cela semble l’angle de la semaine... le combat des marques... peut-être au programme demain : Coca-Cola ou Pepsi, Nike ou Adidas, Renault ou Peugeot, Jacques Vabre ou Grand-Mère, Omo ou Persil, Microsoft ou Linux...

Alors que la publicité a disparu des écrans du service public après 20h (ou tout au moins sa version classique car entre les programmes courts et les sponsorings on a parfois l’impression d’un certain changement dans la continuité) c’est à la rédaction de se pencher sur les marques.

Une rédaction qui doit être en panne de « gaffer », ce ruban adhésif noir qu’ils collent habituellement frénétiquement dès qu’une marque apparaît sur un produit. La rédaction est d’habitude attachée à cette indépendance. On demandera à un artiste de retourner son t-shirt pour que la marque n’apparaisse pas dans l’interview, on caviardera copieusement l’enseigne d’un magasin apparaissant en fond de cadre... et puis là, on se lâche ! Trois minutes de promotion pour les glaces Premium. Seul soupçon d’investigation dans la recette, l’intervention d’un artisan glacier, qui reconnaît en quelques secondes face caméra que les deux marques se valent, aucun de leur produit n’a vraiment de goût.

Alors cherchons une explication... manque de sujet en cette période de vacances ? journalistes stagiaires qui préfèrent aller en reportage de guerre sur les Champs-Elysées qu’à l’autre bout du monde ? dictature du « ludique » qui fait que maintenant l’information nationale aussi ne doit pas être trop sérieuse ?

Sincèrement, je ne sais pas... mais j’attends du journal télévisé de France 2, la principale chaîne nationale, autre chose que le match entre deux marques étrangères... et vous ?

Pipotron

Voilà encore un bel exemple à accrocher à notre tableau du Pipotron... les directions marketing sont passées au eBook, et vous allez en être inondés.

De quoi s’agit-il ?
Dans les temps anciens... les années 90... 1990, pas 1890 quand même, un des principaux outils de communication et de création de contenu d’une entreprise dans le domaine des nouvelles technologies était le « livre blanc », « white paper » en anglais.
Au début, le WP apportait un véritable contenu, il était rédigé par un expert, interne ou externe à l’entreprise, présentait un concept, qui validait les choix de l’entreprise en matière de produit.
Petit à petit le WP s’est transformé en simple plaquette marketing. Il est devenu un document détaillé de présentation d’un produit, de ses fonctionnalités, parfois complété par quelques chiffres ou opinions d’experts, mais parfois seulement.
Du point de vue pratique, le livre blanc était au départ un « petit livre », un document de 30 à 40 pages, imprimé souvent en noir et blanc, pour conforter son côté « sérieux » et « expertise ». L’arrivée d’Internet a apporté aux directions marketing une excellente opportunité de réduction des coûts en dématérialisant le livre blanc, dont la taille a été drastiquement amputée (souvent 6 à 8 pages aujourd’hui) et dont la livraison s’est faite par l’envoi ou le téléchargement d’un simple fichier PDF. Au prospect de l’imprimer lui-même s’il le souhaite.

La nouvelle tendance est maintenant au « eBook »... A défaut de savoir écrire des livres, les directions marketing se gargarisent de la publication de « eLivres », qui ne sont que de simples livres blancs dont on a fait évoluer la dénomination. Ajoutez à cette modernité une pincée de « green washing » et l’on vous explique que le eBook est plus écologique... sauf si le destinataire l’imprime pour le lire...
On constate aujourd’hui en effet que face à un document électronique, nous avons deux attitudes possibles : soit la lecture des deux ou trois premières pages ne nous convainc pas, et le fichier part à la corbeille, soit le sujet nous intéresse et pour le travailler à fond, nous imprimons le document pour faciliter sa lecture en tous lieux, son annotation...
Ne soyez donc pas étonné si dès la rentrée 2009, vos messageries débordent de propositions marketing de recevoir un eBook sur n’importe quel sujet !

Malheureusement, plus on vous parlera de « Green eBook », moins on aura consacré d’énergie et de savoir dans le contenu du support, et bien souvent la lecture des premières pages vous guidera vers sa destination finale...
SVM, SVM Mac, PC Expert... Volnay en difficultés financières ?
D’après nos informations, il semble que le groupe Volnay Publications France soit proche de l’état de cessation de paiement. Ce groupe de presse informatique et spécialisée regroupe plusieurs titres importants comme SVM, PC Expert, SVM Mac, SVMPod mais aussi Plongeurs International. Il emploierait environ 60 journalistes.
Le groupe serait dans une situation financière difficile qui lui empêcherait actuellement de faire face à ses engagements de trésorerie.
Si le groupe Volnay est contraint de déposer le bilan, c’est un pan entier de la presse informatique qui risque de disparaître ou d’être à nouveau l’objet d’un « mécano » de rachat.
Du côté du groupe Tests (filiale du groupe Next) les plans de licenciement succèdent aux réorganisations. Chez IT News, le recentrage sur le web entraîne la disparition de titres papiers comme CIO... et ce serait maintenant l’ensemble constitué de titres historiques comme SVM, SVM Mac (qui a fêté ses 20 ans cette année) ou PC Expert (le premier magazine auquel j’ai contribué, pour un article sur OS/2 si mes souvenirs sont bons) qui serait confronté à une crise financière importante.
J’ai sollicité Jacques Lefranc, PDG de Volnay Publication France, pour obtenir sa réaction. Je compléterai ce billet s’il réagit.

Mise à jour le 04/08 à 12h54 : Volnay aurait bien déposé le bilan et serait en redressement judiciaire depuis le 30/07. En revanche j'ai commis une erreur, Plongeurs International n'est pas concerné, il est édité par une autre société.
Aujourd’hui Michel Rocard remet au gouvernement son rapport sur la nouvelle taxe carbone destinée à compenser, de manière un peu brutale, le manque d’entrain des ménages et des entreprises à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Le même jour, Easyvoyage fait diffuser par son agence de relations presse Wellcom, un communiqué qui semble faire la promotion assumée de comportements anti-écologique. Je vous laisse juge : « Prendre l'avion pour aller faire la fête et s'amuser, tel est le crédo des clubbers invétérés qui ne pensent qu'à une seule chose : s'éclater ! De nombreuses compagnies low-cost ont favorisé depuis quelques années de certaines destinations, notamment en Europe telles que Barcelone, Hvar ou Ibiza, ce qui les a permis de devenir ce qu'elles sont aujourd'hui : des paradis pour fêtards ! Que l'on soit un clubber confirmé au look ultra-branché ou à l'inverse un pacha super cool qui ne dirait pas non à la visite d'un musée, Easyvoyage a sélectionné quatre destinations de folie qui offriront aux voyageurs 1001 possibilités de vacances ! »

Alors si vous triez bouteille par bouteille, morceau de carton et papiers, si vous vous êtes mis au vélo, si vous avez baissé le chauffage de un degré pour réduire votre consommation... rassurez-vous, d’autres « clubbers » dépensent ce que vous avez fait économiser à la planète, et certains fournisseurs comme Easyvoyage en sont fiers !
Vous comprendrez donc pourquoi sur le long terme, je suis plus que sceptique sur la capacité de l’Homme à modifier son comportement et pourquoi je prédis plutôt une disparition de l’espèce humaine, qui permettra à la Terre de se régénérer puis de laisser ensuite de nouvelles formes de vie se développer.
Rendons à Jack Bauer ce qui est à Jack Bauer... Microsoft Office est un excellent produit. Parfois un peu lourd, parfois complexe... mais aucun outil du marché (propriétaire ou libre) n'apporte la même stabilité et le même niveau de fonctionnalité. Et puis la force de l'habitude fait que tout le monde connait Word et Excel...
Quoiqu'il en soit, ce n'est pas le sujet...
Microsoft fait de bons produits, j'en suis convaincu. Microsoft fait de bons films, je ne le savais pas...
Mais la "bande annonce" de Office 2010 vaut mon pesant d'or !
Même si vous n'en voulez pas sur votre poste, vous irez le voir au cinéma !
Enfin un chargeur universel de téléphones portables
C’est la première bonne nouvelle depuis bien longtemps en ce qui concerne la protection de l’environnement et l’électronique.
La commission européenne vient en effet d’annoncer avoir signé un protocole d’accord avec les principaux fabricants de téléphones portables afin que dès 2011, les téléphones soient vendus sans chargeur et que l’ensemble des téléphones portables utilisent le même chargeur. La commission estime qu’en 2011, environ 90 % des téléphones seront ainsi vendus sans chargeur.
C’est un réel progrès pour l’environnement et la preuve qu’avec un cocktail bien dosé de persuasion et de menaces, la commission européenne peut parvenir à faire faire de vrais progrès aux industriels.

On peut bien sur s’interroger sur le délai relativement long pour sa mise en place... mais il faut tenir compte du taux de renouvellement du parc. Par ailleurs, rien n’empêche à un fabricant plus « vert » que les autres de s’emparer du sujet dès 2009/2010 et de faire de cette économie un argument marketing !

Et pour battre le fer tant qu’il est chaud, profitons-en pour rappeler à ces messieurs-dames de la commission les sujets sur lesquels ils pourraient poursuivre leur action :
- interdire dans l’union européenne tout appareil électronique qui ne serait pas équipé d’un bouton marche/arrêt
- harmoniser de la même manière les chargeurs d’ordinateurs portables en évitant : la vente d’un chargeur pour chaque portable, le transport permanent d’un adaptateur secteur dont la normalisation permettrait la mise en à disposition et le partage...
- et enfin et surtout... les cartouches d’imprimantes !!!! Le véritable scandale est que certains grands fabricants d’imprimantes osent clamer haut et fort leur engagement « pour la planète » alors qu’ils ont basé un modèle économique juteux sur la non-compatibilité des cartouches d’un modèle à l’autre, même au sein d’une même marque. Le jeu de la fabrication, livraison, retour pour recyclage, génère des coûts et des transports considérables sans aucune valeur ajoutée. Le constructeur qui osera mettre sur le marché un modèle d’imprimante à cartouche rechargeable, fera d’une part une excellente action, et d’autre part séduira des millions de consommateurs soucieux de leur empreinte écologique.
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