Dans l'indifférence générale à l'exception de quelques curieux de passage par hasard sur le parvis de la Défense, la Transafricaine Classic est partie aujourd'hui pour relier Paris à Dakar. C'est d'ailleurs devenu le seul Paris-Dakar puisque le précédent, plus connu, part maintenant de Lisbonne...
Dans l'indiférence générale en effet, à l'exception sans doute de celle des fameux ours blancs qui voient la banquise fondrent presque aussi rapidement que nos soit-disant aventuriers vont relier la capitale sénégalaise.
Tout un symbole ce départ à quelques jours de la fin de notre "Grenelle de l'environnement". Et c'est pour cela que je me pose la question : A quoi ça sert ?
Quel est donc le "bilan carbone" (le mot est à la mode) d'une course comme celle-ci ? A-t-on vraiment besoin de bruler de l'énergie fossile juste pour se faire plaisir ? N'est-ce pas totalement dépassé ?
J'ai bien cherché, nulle trace d'une quelconque mention sur le site de l'organisateur concernant cet éventuel souci écologique. Une couverture humanitaire tout de même car un camion "effectuera une distribution de milliers de chaussures de sport à plusieurs ONG tout au long du parcours"... nos petits africains mourront donc des changements climatiques, mais ils mourront correctement chaussés !
PS : Que les organisateurs qui liront ce billet ne s'inquiètent pas, il ne leur est pas destiné "personnellement"... les courses de F1, les rallyes de 4x4 divers et variés... tous méritent le même mépris face à leurs comportements totalement anachroniques.
PS 2 : J'ai de plus appris "d'une source proche du dossier" que nos pilotes et accompagnateurs n'avaient pas lésiné sur les vins rouges et rosés pendant le déjeuner qui a précédé leur départ... Messieurs de la maréchaussée, un petit contrôle à l'improviste ?