Nieuwblog

Magazine en ligne d'opinions et de critiques sur notre société, publié par Philippe Nieuwbourg



La fermeture forcée du Toit de la Grande Arche vous semblait déjà inacceptable ? Voici que se profile le prochain scandale de La Défense.


"Commerçants Emmurés Vivants par l'EPAD à la Défense", c'est le nom d'un blog ouvert les commerçants d'une des anciennes galeries commerciales des sous-sols de la Défense. Rappelons que l'EPAD n'utilise plus cet acronyme, mais s'appelle maintenant Defacto. Un changement de nom qui a suivi de peu l'épisode "Jean Sarkozy" où l'on avait jamais autant parlé de l'EPAD dans le monde entier. Mais cela n'a bien entendu rien à voir...

"Le nouveau scandale de l'EPAD à la Défense Un des derniers villages Gaulois de la Défense COUPOLE entre en résistance. l'EPAD (L'Etablissement public d'aménagement de La Défense) utilise des méthodes inadmissibles pour se débarasser des derniers commerces de proximité de la Défense."

Face à ces pratiques qui semblent courantes dans ce "quartier d'affaires" où le bon sens et l'humain ne sont pas respectés, visitez leur blog et signez la pétition sur http://defensecoupole.blogspot.com/

A noter le soutien de Jacques Kossowski, député-maire de Courbevoie aux commerçant du centre commercial concerné : http://www.metrofrance.com/info-locale/la-defense-des-commercants-se-disent-emmures-vivants/mjgl!wnEP3t05Kz2xY/

Depuis le 24 avril, le musée de l'informatique et le musée du jeu vidéo sont fermés. En effet, suite à un incident technique grave, les quatre ascenseurs panoramiques qui desservent le Toit de la Grande Arche ont été arrêtés, l'Etat appliquant à juste titre le principe de précaution.


Mais les affres de la bureaucratie française n'ont pas permis de trouver une solution organisationnelle et technique alors que quatre autres ascenseurs intérieurs desservent le Toit de la Grande Arche en passant par ses parois.
Initialement annoncée pour une durée de quatre mois, la réparation des ascenseurs semble n'être qu'un prétexte pour remettre en question l'exploitation touristique du Toit de la Grande Arche. Et ce monument phare du département des Hauts de Seine, qui attire plus de 250 000 visiteurs par an, pourrait bien ne jamais réouvrir au public.
Quoiqu'il en soit le musée de l'informatique et le musée du jeu vidéo sortiront de cette passe difficile, mais pour nous soutenir dans notre démarche nous avons besoin de votre appui.
Signez la pétition "pour la réouverture du musée de l'informatique" !

Vous êtes un élu, un chef d'entreprise, et vous souhaitez accueillir le musée de l'informatique de manière temporaire ou permanente dans votre ville, contactez-nous.
Vous représentez une entreprise, une école, un organisme professionnel ou culturel, et vous souhaitez soutenir notre démarche, contactez-nous.

<a href="http://www.mesopinions.com/Pour-la-reouverture-du-musee-de-l-informatique-et-du-musee-du-jeu-video-petition-petitions-ccc4b249433ef0d325d50215e95d5aa8.html" target="_blank" title="petition"><img src="http://www.mesopinions.com/_images/petition-1.gif" style="border:0;" alt="petition"/></a>

Pour plus de renseignements, vous pouvez me joindre directement par email à philippe.nieuwbourg@museeinformatique.fr

Idées et débats

Vous connaissez la soupe miso, une soupe transparente, sans vraie saveur, dans laquelle flottent quelques cadavres d’algues, champignons et pâte de soja. Le marché informatique c’est un peu cela aujourd’hui et la soupe MISO est composée de Microsoft, IBM, SAP et Oracle. Quatre éditeurs mammouths qui par acquisitions à coups de milliards de dollars ont presque digéré tous les éditeurs indépendants de la planète.

Le métier de journaliste consistait il y a quelques décennies, à informer les clients, les utilisateurs, sur les tendances, les nouveautés, et à porter un regard critique et sans complaisance sur le discours marketing des vendeurs divers. A cette époque le lecteur plébiscitait et payait pour une information indépendante et travaillée.

Aujourd’hui le journaliste n’est plus rien face à ces animaux à sang froid que sont devenus les ingrédients de la soupe miso. Au point de se demander ce qu’on attend de lui... Plusieurs hypothèses :
1) on attend de lui qu’il porte haut et fort la bonne parole positive de l’éditeur, sache ne pas poser trop de questions, et si par hasard la réponse était trop franche, qu’il sache s’auto-censurer. Tout cela sans rémunération bien entendu, car le journaliste reste « officiellement » indépendant, et donc non rémunéré par ceux dont il fait la publicité.
2) on attend de lui, chez certains éditeurs, qu’il n’écrive surtout pas sur l’entreprise en question. Certains éditeurs ont remplacé leur responsable communication par des chargés de non-communication, dont le métier est de faire en sorte que le journaliste n’obtienne jamais de réponse aux questions qu’il pose.

Et si par malheur il arrivait à notre journaliste de tenter de faire correctement son travail, il tomberait alors sur ses épaules une pluie de réactions des personnes concernées, dans un registre qui va de la menace à la supplique pleurante. Entre les « on se connait bien », les « je te le demande comme un service », les « je vais me faire virer »... toutes les ficelles sont employées pour tenter de le remettre dans le droit chemin de la communication contrôlée.

Il y a quelques semaines, discutant avec un jeune journaliste inquiet à l’idée d’écrire en franchissant la ligne du parti, je lui faisais cette remarque : « un bon journaliste me mesure au nombre de ses ennemis, pas au nombre de ses amis ». Cela me semble très vrai, et c’est la différence entre le journalisme, où l’on se met tout le monde à dos, et la communication, où l’on se fait bien voir de tout le monde.

Inutile de préciser que le communicant gagne bien mieux sa vie que le journaliste...

Alors, maintenant, il me reste à choisir. Le journaliste que je suis depuis des années et qui commence à être bien fatigué de ces batailles quotidiennes va-t-il laisser sa place à un communicant bien rodé et bien pensant ?

Idées et débats

Depuis que je suis installé aux confins de l'Eure, à quelques centaines de mètres du Calvados et de l'Orne, je fréquente assidument l'excellente communauté ZeVillage.net créée par Xavier de Mazenod.
Et pour prendre à contre-pied certains impacts de l'arrivée massive de télétravailleurs dans nos campagnes, ZeVillage.net a lancé une campagne de communication décalée sous forme de petites vidéos. Je vous propose ci-dessus le dernier épisode, qui me rappelle la dure vie que mène notre factrice depuis que les adeptes du eCommerce que nous sommes sont arrivés à La Goulafrière. Heureusement, elle, le prend avec le sourire !

A suivre pour d'autres vidéos :
http://www.zevillage.net/2007/05/le-teletravail-rend-il-heureux/
http://www.zevillage.net/2010/05/ne-vous-installez-pas-dans-lorne-4-bonnes-raisons-en-video/

Idées et débats

L'IT Cup, l'autre coupe du monde de football !
l’IT CUP est un tournoi de football réservé aux sociétés des NTIC, qui a lieu chaque année à Clairefontaine. Il regroupe les plus grands noms de l’informatique tels Microsoft, Hewlett Packard, Dell, IBM, Osiatis, Ubisoft, …mais aussi des petites structures comme Overlap ou Neocles. Le 27 Juin 20010 aura lieu la 7éme édition. Les fonds levés serviront à continuer de lutter contre les exclusions et la pauvreté dans le monde. C'est une initiative menée par Karim Mokhnachi qui depuis plusieurs années consacre une partie importante de son temps à ce projet. Il nous parle des dernières réalisations de l'association :


L’eau, la voiture, l’Internet

Le Niger en 2007 pour un projet à destination des ONG, le Nicaragua en 2008 pour un projet communautaire, la Birmanie en 2009 pour un projet santé, Telecom Sans Frontières et l’IT CUP* continuent à parcourir le globe pour apporter leur pierre à l’édifice humanitaire, avec le Burkina Faso en 2010.

Burkina Faso. Un nom qui fleure bon l’Afrique, et charrie tout son lot d’images d’épinal à sa simple évocation. Exotisme, pauvreté, chaleur, sécheresse, malnutrition. Hélas, comme souvent lorsqu’il s’agit d’Afrique, la réalité n’est pas si éloignée des clichés qui collent au sol Africain. Au pays des hommes intègres, il est encore beaucoup d’enfants qui marchent pieds nus, de femmes et d’hommes qui ne mangent pas à leur faim ou d’adolescents qui ont déserté depuis belle lurette les bancs de l’école. Dixit Wikipedia, le Burkina Faso est classé 177 sur 182 au classement des pays suivant l’indice du développement humain publié par les Nations Unies. Mais comme toujours, il est aussi des femmes et des hommes au destin d’exception, qui refusent la fatalité et par leur courage et/ou leur folie douce réussissent à faire bouger les lignes et changer le cours des choses. Même au Burkina Faso. C’est le cas d’Henri Girard qui a posé ses valises, à Giué, dans ce coin d’Afrique à 80 km de la capitale Ouagadougou, où électricité et eau courante sont encore de la science fiction pour 90% de la population qui continue à puiser l’eau du puits et à s’éclairer à la lampe torche. A force de patience, de travail et grâce aussi aux divers fonds de solidarité perçus chaque année, Henri Girard et son association AZN (Association Zoramb Naagtaaba) ont développé une véritable oasis au milieu de la brousse comprenant des systèmes de forage pour l’eau et l’agriculture, des écoles, un orphelinat, une bibliothèque, un dispensaire médical, une pouponnière et même depuis quelques semaines un centre Internet. Près de 10 villages environnants, regroupant 10 000 habitants, bénéficient de ses services et ont ainsi vu leur niveau de vie considérablement s’améliorer en deux décennies.

Ce centre Internet baptisé centre IT CUP a pu être ouvert grâce aux fonds levés avec le tournoi IT CUP 2009 de Clairefontaines où près d’une trentaine de sociétés des Nouvelles Technologies se sont rencontrées pour la bonne cause. Grâce à ce centre bénéficiant d’une liaison satellite, 17 ordinateurs ont été installés dans différents points (bibliothèque, comptabilité, écoles, ….) et permettent à ses bénéficiaires de surfer sur Internet et d’ouvrir à tous les habitants de Guié et ses environs une fenêtre sur le monde.

« L’Internet est le troisième volet de notre développement après l’eau et la voiture » nous disait Marthe Girard co-directrice du centre. Mais là où il fallut patienter quelques décennies pour forer des puits, ou ouvrir des routes, il n’aura fallu que dix ans, pour que les enfants puissent surfer sur Google. L’accès à l’information est en passe de devenir un droit universel.

Karim Mokhnachi

Président Association IT CUP


Inscriptions sur le site www.itcup.org

Tags : itcup
Rédigé par par Philippe NIEUWBOURG le 27 Avril 2010 à 12:10 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo

Idées et débats

You're fired! You're deleted... chez IBM
Pas facile de travailler chez IBM Allemagne ! Ou plus exactement pas facile de quitter IBM Allemagne !

Voici la copie d'un message d'erreur reçu suite à l'envoi de la newsletter Decideo à mes abonnés. Parmi ces derniers, figurait - je suis obligé d'utiliser ici l'imparfait - Daniel Chiche. Mais il semble que cet illustre abonné ait quitté - de son propre chef ou un peu forcé, nul ne le saura - la société IBM.

Assez logiquement son adresse email va être supprimée, et c'est bien que IBM en informe ses correspondants.

Mais le titre est sans doute un peu exagéré !

Daniel Chiche is prepared for DELETION

ce que mon mauvais anglais me permet de traduire par

Daniel Chiche va être supprimé

Une pensée pour Daniel Chiche...

Tags : ibm
Rédigé par par Philippe NIEUWBOURG le 22 Avril 2010 à 17:47 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo
Signe d'une nouvelle tentative d'escroquerie, plus de 50 emails reçus dans ma boite et tous dérivés de la même proposition ou presque. Tous provenant d'émetteurs différents et bien entendu "suspects" de par leur contenu.
Je vous alerte donc... si vous recevez un email de ce type et que l'appât du gain facile vous fait perdre votre jugeote... ne venez pas ensuite vous plaindre de tomber dans une escroquerie internationale... et de voir la gendarmerie débarquer chez vous à 6h du matin !

"Un magasin auto recherche des telecollaborateurs.
En quoi consiste le travail : des annonces de vente de voitures apparaissent dans votre ville et nos clients veulent acheter ces voitures.
Habituellement, une petite avance est versee au vendeur afin que la voiture soit reservee pour notre client.
Mais, ces derniers temps, on tombe sur des escrocs qui mettent en vente des voitures qui n'existent pas et qui disparaissent apres avoir recu l'avance.

Pour eviter cela, nous recrutons des collaborateurs dans toutes les villes afin de verifier les informations.
Comment cela se passe? Nous nous mettons d'accord avec vous en avance sur le jour de la visite et nous vous communiquons
les donnees des documents du vendeur et de la voiture.
Il vous faudra vous deplacer (dans les limites de votre ville et pas plus loin) et verifier la conformite des donnees des documents
du vendeur et de la voiture avec celles que nous vous avons fournies.

Il faudra verifier : les documents du vendeur, ceux de la voiture et l'existence de la voiture.
Pour ce travail facile, vous toucherez entre 50 et 300 euros par visite.
Puisque le controle ne s'effectue que dans le cas ou nos clients sont interesses par acheter la voiture,
les fausses (non payees) visites sont exclues.
Quantite de visites par semaine : 1-2 (au debut du travail), jusqu'a 5-7 (apres le premier mois d'essai).

Avantages:
1. Contrat de travail
2. Remuneration des visites + bonus mensuels
3. En parallele avec votre activite professionnelle
4. Rien a vendre et pas besoin de chercher des clients


Exigences:
1. Telephones portable et fixe exiges
2. Acces au courrier electronique par l'Internet ou le telephone portable
3. Age: a partir de 21 ans

Si cet emploi vous interesse, veuillez me faire parvenir votre demande a forme libre a l'adresse electronique:
Roxie@fr-syst.net

Je vous repondrai dans les plus brefs delais."


Bien entendu, l'adresse email indiquée ne fonctionne pas. Elle était d'ailleurs renvoyée par un email chez Compuserve. Sans doute a-t-elle été déconnectée par le fournisseur d'accès alerté. Sachez tout de même que le nom de domaine indiqué "fr-syst.net" est détenu par un russe, ce qui est un signal d'alerte supplémentaire :

% Regtime Ltd. WHOIS server

Domain name: fr-syst.net

Name servers:
ns1.nameself.com
ns2.nameself.com

Registrar: Regtime Ltd.
Creation date: 2010-04-02
Expiration date: 2011-04-02
Status: active

Registrant:
Maksim Rodkin
Email: ******@post.com
Organization: Private person
Address: Miichurinskij prospekt, d.10-2, kv. 144
City: Moskva
State: Moskovskaya
ZIP: 178234
Country: RU
Phone: +7.4956783214
Administrative Contact:
Maksim Rodkin
Email: ******@post.com
Organization: Private person
Address: Miichurinskij prospekt, d.10-2, kv. 144
City: Moskva
State: Moskovskaya
ZIP: 178234
Country: RU
Phone: +7.4956783214
Technical Contact:
Maksim Rodkin
Email: ******@post.com
Organization: Private person
Address: Miichurinskij prospekt, d.10-2, kv. 144
City: Moskva
State: Moskovskaya
ZIP: 178234
Country: RU
Phone: +7.4956783214
Billing Contact:
Maksim Rodkin
Email: ******@post.com
Organization: Private person
Address: Miichurinskij prospekt, d.10-2, kv. 144
City: Moskva
State: Moskovskaya
ZIP: 178234
Country: RU
Phone: +7.4956783214

Le message utilise plusieurs entêtes, mais tous sont reliés à la même escroquerie, comme par exemple :

Possibilite de gagner de l'argent dans votre ville
Nous recrutons. Remuneration entre 50 et 300 eur pour 2 heures de travail
Vous avez besoin d'un travail complementaire ? Nous sommes a la recherche de collaborateurs
Teletravail pour des personnes responsables
Nous recherchons des telerepresentants dans votre region

Une pensée ce matin suite au départ de Philippe Seguin
Comme il avait beaucoup d’humour, sur les autres et sur lui-même, il ne bouderait pas l’image que j’ai eu ce matin en débutant ce billet. Voulant parler de « l’envol » de Philippe Seguin, je pensais immédiatement à l’albatros de Bernard et Bianca peinant à s’envoler en bout de piste...
Mais c’est une pensée sincère qui me donne envie ici de graver un peu plus dans la mémoire numérique le souvenir de ce grand homme. Grand à tous points de vues, que l’on soit d’accord ou pas avec ses choix politiques, l’homme était passionnant.
J’ai eu l’occasion de le côtoyer, quelques fois lors de conférences de presse. Il était attachant, intelligent et l’oeil toujours pétillant de malice.
Un sorte de nounours qu’il ne fallait cependant pas trop déranger. Sinon, griffes et dents restaient prêtes à mordre ou du moins à le faire croire. Son poste à la Cour des Comptes lui allait comme un gant.

Idées et débats

Bonne année 2010 et plan d'action
A lire ce que vous en dites sur les réseaux sociaux, l’année 2009 est terminée... enfin... Beaucoup d’entre nous semblent heureux d’avoir passé le cap d’une année qui s’annonçait compliquée et qui a tenu ses promesses.
Et c’est même cette décennie (dont je ne sais jamais si elle s’est terminée hier ou si elle commencera dans un an) dont nous sommes nombreux heureux de tourner la page. Même si elle a commencé par la généralisation de l’Euro et le non-bug de l’an 2000, elle nous a tous marqués à jamais, avec les attentats du 11 septembre 2001, les guerres qui ont suivi, et pour terminer la « crise » financière et économique dont nous commençons tout juste à voir le début du bout du tunnel.

Refermons donc le dossier 2000-2009 et ouvrons avec enthousiasme celui de 2010-2019. Et profitons donc de ce premier jour de l’année pour faire un point sur nos communautés en ligne.

Les communautés Decideo.fr sur le décisionnel, DAF.info pour les directions financières, RelationClient.net sur la relation client et Progilibre.com autour de l’open source professionnel restent au coeur du dispositif. Vous êtes toujours plus nombreux à les consulter régulièrement et à y annoncer vos lancements de produits.

La webradio ECONOtique.com a été repensée, sa charte graphique simplifiée, et les émissions ont repris. Son modèle économique est encore incertain, mais les auditeurs sont présents, écoutant les interviews sur leur PC, sur leur téléphone ou même dans leur voiture. Le décollage de l’iPhone, demain sans doute du Google Phone, et après-demain du Mac Tablet que l’on commence à appeler iSlate, devrait multiplier les occasions d’écoute de ce média original.

L’année 2009 a été l’année du lancement de nouvelles communautés :
- Zetta.fr lancée début janvier 2009 a pris son envol. Avec plus de 100 000 pages vues par mois, elle est encore en plein développement, mais le sujet de l’Information Management prendra toute sa place dans les prochaines années.
- Encore plus prospective, ObjetsCommunicants.fr lancée sans publicité en octobre dernier, vous propose de faire le point sur l’Internet du futur, celui que l’on appelle aussi l’Internet des objets. Vous découvrez ce site aujourd’hui, mais croyez-moi, vous y reviendrez de nombreuses fois dans les prochaines années.
- Enfin, ProposalManagement.fr est un pari. Un pari lancé avec l’AFPM (Association Française du Proposal Management) et l’éditeur Jack in the Box, spécialisé dans le domaine. Le « Proposal Management », la gestion des propositions commerciales est un sujet à part entière outre-atlantique avec ses formations, ses experts, son association, son magazine, ses éditeurs de logiciels... En France, silence radio. Et même si des dizaines de « Proposal Managers » sont en fonction dans les grandes entreprises, le métier est encore peu connu et mal valorisé. Nous allons tenter d’apporter une petite pierre, modeste, à la construction de cet édifice.
L’année 2009 a aussi été celle des réseaux sociaux. Toutes nos informations sont maintenant diffusées sur Twitter et Facebook.

Quant à 2010, je n’ai pas encore de nouvelles communautés en projet. D’ailleurs, les trois lancements de 2009 sont sans doute suffisants. Il faut maintenant les faire vivre.
Mais les actualités ne manqueront pas.

En avril, le Musée de l’Informatique inaugurera de nouveaux espaces avec une toute nouvelle exposition, que vous pourrez visiter avec vos enfants... mais chut, c’est confidentiel...
En septembre, ce sera le tour d’une exposition qui rappellera des souvenirs à beaucoup d’entre nous. Nous fêterons en effet les 60 ans du premier SICOB !
D’ici là, la médiathèque du musée aura pris son envol. Le catalogue est d’ors et déjà accessible sur Bookeo.fr

En conclusion, je souhaite à tous nos lecteurs d’hier, d’aujourd’hui et de demain, une excellente année 2010, remplie de joies et de bonheurs, professionnels et personnels.

Tags : voeux
Rédigé par par Philippe Nieuwbourg le 1 Janvier 2010 à 11:08 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo
L'INPI doit se battre pour préserver son monopole, au grand désespoir de ses clients en ligne
Rappelez vous, chez France Telecom vous étiez un abonné, chez EDF un usager, à la SNCF un usagé... et à l’INPI, un déposant ou un propriétaire.
Point commun entre ces « administrations », l’absence de relation client, tout simplement parce que le terme n’est pas utilisé.
France Telecom, devenu Orange, a bien intégré, en même temps qu’un univers concurrentiel, la notion de client. EDF commence tout juste en même temps que l’ouverture à la concurrence pointe son nez. A la SNCF, aucun risque pour le moment, les usagers eux-mêmes ne créent pas des associations de clients, mais des associations d’usagers !
Quant à l’INPI, ce vénérable organisme bénéficiaire du monopole des dépôts de marque en France, il a tout intérêt à s’asseoir bien lourdement sur son monopole et à le conserver le plus longtemps possible.
Si par hasard un jour vous avez essayé de déposer un marque à distance par cet outil moderne que l’on appelle Internet, vous avez été confronté sans doute à des situations kafkaïennes inventées par les programmeurs du site de l’INPI.

A ce jour par exemple, si vous avez la malheur d’être sous Mac, il ne faut surtout pas utiliser un Mac récent ou mis à jour dans la dernière version de Mac OS X, le fameux Snow Leopard, commercialisé depuis le mois de juin dernier. Si vous avez acheté votre machine depuis moins de six mois, elle est automatiquement installée avec cette version est le site de l’INPI est incompatible. Si vous avez Firefox comme navigateur, c’est encore pire, il vous faut Mac OS 10.4, qui date de 2005, il y a quatre ans ! Pour PC c’est un peu mieux, mais ne vous y risquez pas avec Windows 7 tout de même, faudrait pas secouer les développeurs de l’INPI, ils sont en pleine sieste.
Si vous avez gardé sous la main un PC, il vous faut bien sur installer Acrobat Reader, mais aussi une version bien précise de Java. L’INPI n’aime pas Apple, mais plébiscite Microsoft, Adobe et Sun.
Entre temps, votre session sur le site a certainement expiré (cela semble le cas en moins de trois minutes) et votre demande en cours se retrouve bloquée, impossible à réouvrir.
Le message « demande déjà déposée » vous fait croire que la procédure a fonctionné, mais point du tout, rien n’est déposé... vous devez contacter le service assistance pour qu’il débloque votre demande manuellement, aux heures de bureau, de 9h à 18h.

Sincèrement, si un site de eCommerce proposait une procédure aussi complexe et contraignante, il n’aurait aucun client ! Si une banque vous imposait une telle complexité pour accéder à vos comptes, vous changeriez rapidement de banquier. Il n’y a guère que le Trésor Public, lui aussi en situation de monopole je vous le rappelle, pour vous rendre la vie en ligne proche de l’impossible.

Alors, espérons pour l’INPI que l’Europe n’ait pas dans ses cartons une directive de dérèglementation ! Sinon toutes les Madames Michu qui y touchent leur salaire risquent bien de devoir encore descendre dans la rue pour défendre leurs avantages acquis !

Quant à moi, en attendant la concurrence, je vais imprimer manuellement mes 5 exemplaires, les signer, joindre un chèque manuel, et déposer le tout manuellement au guichet où l’employé de permanence me tamponnera solennellement un exemplaire papier ! Tiens, ça me donne une idée de musée... celui du bureau, tendance siècle dernier...

Tags : inpi pipotron
Rédigé par par Philippe Nieuwbourg le 28 Décembre 2009 à 18:47 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo
Installé depuis maintenant un an à La Goulafrière, utilisateur professionnel et personnel des nouvelles technologies et en particulier d’Internet, j’avais eu l’occasion de partager mes déboires liés à une mise en service lente et laborieuse d’une connexion ADSL chez Orange.
Au bout d’un an de retour d’expérience, je ne suis bien entendu pas entièrement satisfait. Avec un débit de 1 Mb/s, et des coupures quasi-quotidiennes en cas de pluie ou de vent, je me considère, à titre professionnel, comme proche d’une « zone blanche », et j’ai donc continué à étudier les solutions alternatives.
Le Wimax, développé par Altitude Télécom et sa filiale Wibox, semblait une solution intéressante. Sans rentrer dans des détails techniques, elle permet aux abonnés de se connecter à distance, sans fil, à une borne installée par l’opérateur sur un point haut. La portée de ce relais est d’environ 20 km et permet donc de couvrir une zone assez large. Une architecture mise en place en campagne, comme dans les pays en guerre où la reconstruction d’un réseau téléphonique prendrait trop de temps...

Solution tentante techniquement, et rassurante puisqu’elle est soutenue, commercialement et financièrement, par le Conseil Général au travers du portail Net27.fr. On y lit par exemple « DSL et Wimax, le haut débit pour tous dans l’Eure, un accès égal au haut débit pour tous les Eurois, un outil pour l’ensemble des entreprises, une couverture totale du territoire »... et c’est bien là que le bât blesse, car la « couverture » en question, en cette période de début de frimas, est peut-être totale, mais son épaisseur semble bien légère au regard des besoins de la population...
Soucieux de tester les solutions mises à disposition de la micro-entreprise que je suis, j’ai donc pris contact avec Wibox et commandé mon accès « entreprise » avec un abonnement de 59 euros par mois tout de même. Une dizaine de jours plus tard, la Poste me livre mon antenne. Le colis comporte une liste d’installateurs agréés, dont je m’empresse d’appeler le plus proche de chez moi. Surprise, et plutôt mauvaise, l’installateur me répond presque immédiatement que l’émetteur auquel je suis censé me connecter, celui de Gisay La Coudre, est saturé... aucune installation n’est donc possible. Il s’étonne d’ailleurs lui-même que Wibox m’ait envoyé mon antenne et accepté mon abonnement alors que l’opérateur connaissait très bien l’infaisabilité technique.
Appel immédiat au service concerné chez Wibox, qui me confirme que l’émetteur, et plusieurs autres d’ailleurs, sont saturés. Aucune solution ne m’est proposée car le processus semble complexe, étude, budget, demande de travaux au Conseil Général... pas d’amélioration prévue avant 2010, au mieux...

En conclusion :
- le département soutient une solution, le Wimax, parfaite techniquement, mais dont le prestataire n’a pas fait les investissements suffisants pour couvrir les besoins de la population. L’argent public dépensé pour soutenir cette initiative mériterait sans doute d’ailleurs un contrôle.
- l’absence de coordination entre les services techniques et commerciaux de Wibox entraine des situations aberrantes : encore aujourd’hui, le test d’éligibilité en ligne m’indique comme éligible au Wimax alors que les émetteurs sont saturés; quant à l’envoi d’une antenne, son retour et les frais associés, ce sont de belles dépenses gâchées pour Altitude Telecom.

En ce qui me concerne, je fais avec... Après une année à La Goulafrière, je suis bien content d’avoir quitté la région parisienne. Mais alors que chaque semaine, plusieurs personnes me demandent, à Paris, comment je suis installé, et si je leur conseille de suivre le même chemin, je ne peux qu’être honnête avec eux...
Si vous avez un besoin crucial de nouvelles technologies pour travailler, évitez de vous éloigner des centres-villes, l’Eure n’est pas aujourd’hui un département « numérique ». Et c’est d’ailleurs ce qui me désespère. Lorsque j’entends mes voisins se plaindre des parisiens ou des anglais qui ne viennent qu’en week-end, et de l’absence de projets économiques... je ne peux qu’abonder dans leur sens. Mais la solution est à la portée d’une connexion Internet. Si j’osais être provocateur, je dirais : un peu moins de rond-points, un peu moins de travaux de voirie, un peu moins de fauchage au bord des routes... et un peu plus d’investissement public dans ces technologies créatrices d’emplois à valeur ajoutée.

[20/12/2009] Un grand merci à L'éveil normand, l'hebdomadaire de référence de la région de Bernay, qui nous donne un coup de pouce pour mettre la problématique de l'accès à Internet comme vecteur de développement, au menu des débats de Noël ! Mesdames et Messieurs les élus, n'oubliez pas qu'aux prochaines élections, ces arguments technologiques pèseront de plus en plus lourd... (Lire l'article de Benoit Négrier en pièce jointe).

20091217_l_eveil_pn_wimax.pdf 20091217_l_eveil_pn_wimax.pdf  (1.32 Mo)

L'AFNOR bafoue le droit d'auteur dans son blog www.enjeux.org
Voici copie du courrier que j'envoie ce jour au directeur de publication d'un des blogs édités par l'AFNOR...

"Monsieur le directeur de publication,

J’ai été très étonné de découvrir que votre organisme pratiquait le piratage pur et simple de contenus sous copyright disponibles sur Internet dans le cadre du blog indiqué en référence.
Ainsi un article dont je suis l’auteur et dont je possède l’intégralité des droits de diffusion a été purement et simplement recopié sur votre site à l’adresse http://www.enjeux.org/index.php?entry=entry091019-102005 alors qu’il provient du site http://www.progilibre.com/L-open-source-cantonne-aux-projets-gadgets-pour-certains-grands-DSI_a957.html?com. Contrairement aux usages et au mépris total du droit d’auteur, cette reprise ne renvoie même pas à l’article source à l’aide d’un lien comme il est souvent coutume de le faire.

Ce vol de contenu me semble d’autant plus grave que je lis dans la rubrique « nos valeurs » de votre site web : « C’est pourquoi, les consommateurs et les professionnels réclament des repères objectifs capables de les rassurer quant à l’exacte valeur de leur achat, jusqu’à s’intéresser à son impact social et environnemental ». Quels sont les repères objectifs que vous pouvez prétendre défendre quand la pratique montre que vous bafouez ainsi dans vos pratiques le droit d’auteur ?

Je vous demande donc sans délai :
- soit de réduire la reprise de l’article en question et d’y ajouter un lien vers le contenu original
- soit de supprimer purement et simplement cet article de votre site

Dans le futur, je ne pourrais que vous conseiller de faire évoluer vos pratiques, et de demander une autorisation de reprise (qui vous aurait évidemment été accordée si vous vous étiez montré plus respectueux de l’auteur et de l’éditeur) préalablement à la recopie d’un article trouvé sur Internet.

Je vous informe par ailleurs que ni l’adresse email fournie sur votre site (postmaster@afnor.org) ni le formulaire en ligne de prise de contact ne fonctionnent, ils renvoient tous deux un message d’erreur de type « adresse inconnue »."


Certes l'article en question, ne méritait certainement pas un tel énervement, ni même d'ailleurs d'être repris... il est plus que moyen... mais qu'un organisme comme l'AFNOR se permette ce genre de pratiques est tout simplement inadmissible, étant donné les moyens dont ils disposent !

Un blog sans commentaire, plutôt qu'un blog réécrit dans le futur
Un blog sans commentaire, plutôt qu'un blog réécrit dans le futur
Je ne suis pas un des premiers blogueurs français, loin de là ! Mon premier article sur ce blog date du 3 novembre 2004, il y a presque 5 ans jour pour jour.
Je ne suis pas non plus un blogueur compulsif : 412 articles en 5 ans, soit en moyenne un article tous les 4,43 jours, c’est tout à fait raisonnable ! Des articles qui ont généré au total 1229 commentaires, soit en moyenne 2,98 commentaires par article. Avec de grandes disparités : la plupart des articles n’ont intéressé personne, et la « star » a généré plus de 250 commentaires.

Tout cela pour vous dire quoi aujourd’hui ? Que j’arrête ce blog ? Non ! Il est l’essence même de la liberté d’expression que je défends au quotidien, pour moi comme pour les autres. Et celui qui parviendra à faire taire mes idées et mes polémiques n’est pas encore né !
Mais en revanche, j’ai pris la décision de fermer les commentaires. Et oui, plus aucun commentaire ne sera validé et publié. Pas la peine d’ailleurs d’essayer de commenter cet article, autant commencer tout de suite.

Sachez tout d’abord que cette décision m’attriste. Je la prends après mures réflexions, mais sous la contrainte. En effet, j’ai fait mienne cette citation de Voltaire : « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire ». Et pourtant aujourd’hui je jette en partie l’éponge. Je ne me battrai plus pour que chacun puisse s’exprimer. L’environnement juridique et l’évolution de notre sociétés m’en empêchent.

Pourquoi ?
Tout d’abord parce que la loi et/ou les règlements (je ne suis pas un spécialiste du droit, contrairement au fils de... mais c’est une autre histoire ;-), parce que la loi n’est pas aujourd’hui en phase avec cette approche voltairienne. Savez-vous qu’aujourd’hui vous pouvez publier un commentaire, puis décider plusieurs années après, que vous le regrettez, et demander à la CNIL de mettre en demeure le propriétaire du site en question de retirer votre commentaire. La CNIL participe ainsi à l’effacement de l’histoire, sous le prétexte d’un « droit à l’oubli » que je ne soutiens pas. Alors plutôt que de devoir écrire un tout petit morceau de l’histoire, puis devoir la modifier plusieurs années après, je préfère supprimer cette fonction de débat.
Puis pour des raisons techniques, Internet est une belle invention, mais aujourd’hui la plate-forme que j’utilise (WMaker) et les possibilités de contournement d’Internet, ne permettent pas de garantir le non-anonymat d’un commentateur. Et de mon point de vue, si chacun doit pouvoir s’exprimer, il doit aussi le faire à visage découvert et défendre son opinion, comme je le fais moi-même ici. Comme l’anonymat devient la règle, je préfère là encore refermer les commentaires. Et ce d’autant plus que la tendance est à l’usurpation d’identité. De nombreux commentaires émanent de personnes qui usurpent, avec une claire volonté de nuire, l’identité d’un autre. Là encore, la technique ne permet pas de les détecter aisément.

Comment ?
J’ai bien entendu cherché tous les moyens possibles pour éviter ce qui m’apparait comme un retour en arrière. Mais en même temps, je me rassure en constatant que vous, lecteurs, avez tout fait pour en arriver à cette extrémité. Ce qui me chagrine, c’est bien entendu que derrière ce « vous » collectif, je ne m’adresse en réalité qu’à une très faible minorité de lecteurs, ceux qui par leur seule action, polluent l’atmosphère de tous les autres. Vous les connaissez tous d’ailleurs, ce sont ceux qui en piratant ont imposé les protections, ceux qui en ne payant pas leur ticket de métro ont imposé les portillons, ceux qui en dépassant les imitations de vitesse ont imposé les radars, ceux qui ne savent pas faire la queue comme tout le monde dans les cinémas, au pied des pistes de ski... ce 1% de la population dont le comportement entraine la création de freins pour les 99 % d’autres. Mais c’est ainsi que notre société évolue. Je dois donc m’en accommoder.

Mais...
Mais si la loi et les pratiques me contraignent à limiter la liberté d’expression de mes lecteurs, elles ne brideront jamais la mienne. Et je continuerai, tant que la loi et l’envie me le permettront, de partager ici mes idées. Alors que je les partageais habituellement sous une forme interrogative, permettant à mes contradicteurs d’y répondre, je le ferai donc maintenant de manière affirmative. Je continuerai à citer et à nommer, bien évidemment. Et parce que je respecte et crois en la loi sur la liberté de la presse, je continuerai de l’appliquer comme je l’ai toujours fait. Toute personne ou entité citée dans un de mes articles, dispose d’un droit de réponse intégral, comme la loi le prévoit. Il suffit de me contacter directement, par exemple par email, pour faire valoir ce droit. Et sachez que je publierai toujours et avec plaisir, ces droits de réponse, qui sont pour moi la concrétisation logique de l’équilibre de la liberté d’expression et de sa défense.

Amis lecteurs, je vous dis donc à très bientôt pour de nouveaux articles. Et même si je suis un peu déçu de ne plus lire vos commentaires positifs ou négatifs, je continuerai à scruter les statistiques de consultation qui resteront pour moi un bel indicateur.

PS : Et je vais certainement appliquer la même règle à l'ensemble de mes sites. Une règle un peu adaptée : ne seront prochainement autorisés que les commentaires et messages dans les forums provenant de personnes qui se sont nominativement identifiées, et dont l'adresse email aura donc été vérifiée.

Rédigé par par Philippe Nieuwbourg le 17 Octobre 2009 à 21:42 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo

C’était il y a quinze ans, le 18 septembre 1994, NBC diffusait le premier épisode d’une série qui allait marquer certains téléspectateurs et les accompagner durant 15 longues mais passionnantes saisons, Urgences, ou encore « E.R. » pour Emergency Room.


Une page se tourne avec les deux derniers épisodes de
1994... pour ceux qui ne s’en souviennent pas c’est...
en février l’assassinat de Yann Piat, députée du Var,
en mars le retrait du projet CIP de Edouard Balladur après un mois de manifestations,
en mai l’inauguration du tunnel sous la Manche,
en août la capture du terroriste Carlos,
en décembre la mise en liquidation judiciaire de Bernard Tapie,
et le 26 décembre le fameux détournement par le GIA d’un avion qui se pose finalement à Marseille, avant d’être repris par une intervention historique du GIGN... et oui, tout cela c’était en 1994 !

Pour les férus de technologie, je vous rappelle aussi qu’en 1994, Internet restait encore un privilège rare. Le « haut débit » n’existait pas, et les premiers FAI arrivaient discrètement en France... Et oui, en 1994, on vivait sans Internet, et on vivait bien ;-)

Alors que ce soir, France 2 diffuse les deux derniers épisodes de la dernières saison de Urgences, sans doute serons-nous quelques-uns à laisser glisser une larme du coin de l’oeil. La fin de Urgences c’est la fin d’une belle histoire, de personnages attachants ou détestables, de rebondissements permanents et d’actions; 15 ans de fidélité !
Je crois que oui, ce soir, je serai ému. Plus qu’après le dernier épisode de Friends, plus qu’après le dernier épisode de « 911 / Third Watch », sans doute aussi parce que si j’avais été meilleur en maths à 17 ans, j’aurais pu me diriger vers ce métier... 

Alors un très grand merci à France 2 d'avoir déniché cette série en 1994 et de nous avoir accompagné durant toutes ces années.

Et pour voir, revoir, re-revoir, la page officielle : http://www.nbc.com/ER/

Haagen Dazs contre Ben & Jerry's : heureusement que la rédaction de France 2 est là !
Surréaliste... c’est le qualificatif qui nous est spontanément venu à l’esprit en découvrant le sommaire du 13h de France 2 aujourd’hui... au programme, une enquête journalistique de haut niveau : Haagen Dazs ou Ben & Jerry’s !
Et cela semble l’angle de la semaine... le combat des marques... peut-être au programme demain : Coca-Cola ou Pepsi, Nike ou Adidas, Renault ou Peugeot, Jacques Vabre ou Grand-Mère, Omo ou Persil, Microsoft ou Linux...

Alors que la publicité a disparu des écrans du service public après 20h (ou tout au moins sa version classique car entre les programmes courts et les sponsorings on a parfois l’impression d’un certain changement dans la continuité) c’est à la rédaction de se pencher sur les marques.

Une rédaction qui doit être en panne de « gaffer », ce ruban adhésif noir qu’ils collent habituellement frénétiquement dès qu’une marque apparaît sur un produit. La rédaction est d’habitude attachée à cette indépendance. On demandera à un artiste de retourner son t-shirt pour que la marque n’apparaisse pas dans l’interview, on caviardera copieusement l’enseigne d’un magasin apparaissant en fond de cadre... et puis là, on se lâche ! Trois minutes de promotion pour les glaces Premium. Seul soupçon d’investigation dans la recette, l’intervention d’un artisan glacier, qui reconnaît en quelques secondes face caméra que les deux marques se valent, aucun de leur produit n’a vraiment de goût.

Alors cherchons une explication... manque de sujet en cette période de vacances ? journalistes stagiaires qui préfèrent aller en reportage de guerre sur les Champs-Elysées qu’à l’autre bout du monde ? dictature du « ludique » qui fait que maintenant l’information nationale aussi ne doit pas être trop sérieuse ?

Sincèrement, je ne sais pas... mais j’attends du journal télévisé de France 2, la principale chaîne nationale, autre chose que le match entre deux marques étrangères... et vous ?

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