Bon c’est vrai, c’est sans doute une des premières fois, et peut-être une des dernières, mais je suis plutôt parfaitement d’accord avec la phrase qui fait la Une aujourd’hui. Selon Ségolène Royal, il vaudrait mieux “une bonne querelle qu’une mauvaise synthèse”. Et il ne s’agit pas ici que de politique, mais de comportement général. Il me semble préférable parfois d’aller jusqu’au combat d’idées, avec son vainqueur et son vaincu, plutôt que de plonger dans un consensus mou dont tous les protagonistes ressortent frustrés.
Bien sur il faut savoir gagner, et perdre parfois. Mais l’échec est un enseignement, sur lequel s’appuyer pour rebondir. Et si finalement personne n’a gagné et personne n’a perdu, l’échec est absent et donc son enseignement aussi.
Contrairement à certaines cultures asiatiques où l’honneur doit être préservé à tout prix, il me semble que l’échec n’est pas synonyme chez nous de déshonneur ou ne doit pas l’être.
Alors au Parti Socialiste comme dans la vie des affaires, n’hésitons pas à aller à l’affrontement. Il peut être parfois salutaire, permettre la clarification des sujets et ouvrir de nouvelles portes sur un horizon dégagé.