Après des années de "négociations", où finalement les usagers et les politiques baissent chaque fois un peu plus leur pantalon et mangent chapeau sur chapeau, l'épisode d'aujourd'hui avec la fermeture totale à 10h du matin de la Gare Saint Lazare, après que des centaines de milliers de voyageurs aient rejoint leur travail, doit signer le coup d'arrêt de la méthode douce ! Arrêtons de tergiverser/négocier, agissons !
Voici quelques propositions concrètes :
1) Assurer enfin la sécurité des agents de service public. Pour cela il faut :
- renforcer bien entendu les effectifs des forces de sécurité et leur donner les moyens d'agir, en réaction comme en prévention
- installer partout des caméras de vidéo-surveillance pour qu'aucune agression d'un agent du service public ne puisse rester impunie. Tant pis pour nos libertés individuelles, le monde que nous avons engendré ne permet plus de les préserver
- augmenter les sanctions et surtout les faire appliquer, afin que l'agression d'un agent au service du public soit aussi durement réprimée que celle d'un représentant de la force publique. Si une seule agression reste impunie, il n'y a aucune raison que d'autres ne suivent pas le mauvais exemple.
Il est inadmissible qu'un agent au service du public puisse être agressé dans le cadre de cette mission justement au service du public.
2) Mais face à ces mesures, il n'est pas acceptable de laisser quelques centaines de personnes prendre ainsi "en otage", en toute impunité des milliers de personnes qui par leurs impôts et leurs achats, financent ces fameux services publics. Pour cela je propose que le gouvernement adoptent les mesures suivantes :
- la suppression du droit de grève pour l'ensemble des agents des services publics, pour tout autre motif que leur propre sécurité individuelle. A se mettre en grève pour le moindre changement d'horaire, pour le déplacement d'un local... ces fonctionnaires ont démontré leur incapacité à user de ce droit de grève avec discernement. Il est normal donc de leur retirer. Les militaires comme les policiers n'en disposent pas, et cela ne les a jamais empêché de faire correctement leur travail ! Les postiers, cheminots et autres agents qui se placent "au service du public" doivent suivre cet exemple.
- la prise en charge à 100 % de l'ensemble des préjudices matériel et moral, direct et indirect, par toute entreprise de service public qui aurait manqué à son devoir.
- la suspension immédiate, comme l'a fait la région Basse-Normandie vis à vis de la SNCF, des paiements aux entreprises publiques qui ne respectent pas à 100 % leurs engagements contractuels.
- la répercussion individuelle de cette prise en charge sur les agents fautifs qui ont entraîné ce manquement, et la déduction de leur traitement. Si un boulanger a mal fait son pain et qu'il doit rembourser un client, c'est bien lui qui en paye les conséquences. Le service public devrait appliquer les mêmes règles que l'entreprise privée. Le laisser-aller est aujourd'hui encouragé et récompensé, ce n'est plus possible !
- la réquisition par la force publique des moyens nécessaires à assurer une mission de service public. Avec la mise en place d'un service minimum obligatoire et assuré par des personnels extérieurs à la SNCF, les missions essentielles doivent être assurées en permanence. Regardez comment les pompiers ou le Samu font grève, en assurant pleinement le service aux usagers, mais en indiquant sur leur blouse ou leur camion leur désaccord. Si d'autres services publics ne sont pas capables d'atteindre cette conscience professionnelle, il faut les y contraindre ou les remplacer.
Tout cela vous semble proche de la dictature ? Peut-être, mais ces mesures radicales ne sont que la conséquence du comportements de nantis assis grassement sur leurs acquis sociaux, pendant qu'une partie importante de la France doit gagner centime après centime sa croûte pour que les cotisations et impôts divers financent leurs fameux avantages. Alors pour une fois, je suis d'accord avec Nicolas Besancenot, une bonne révolution ne ferait pas de mal... mais je crois que nous ne serons pas du même côté des barricades !
Et pour que plus tard, on revienne à une forme d'équilibre, il faut maintenant une rupture, nette et claire, Monsieur le Président !