On connait les ratios habituels qui déterminent le montant de ressources en dessous duquel vous êtes considéré comme pauvre, c'est la pauvreté monétaire. Mais l'AFP nous apprend que d'autres mécaniques de calcul existent, sans doute d'ailleurs plus proches de la réelle pauvreté. "Ces personnes font face à au moins l'une des trois formes d'exclusion suivantes : le risque de pauvreté après la prise en compte des transferts sociaux; la privation matérielle grave (fait de ne pas être en mesure de régler ses factures, de se chauffer correctement, de consommer des protéines…); la très faible intensité de travail (fait de vivre dans un ménage dans lequel les adultes ont utilisé moins de 20% de leur potentiel total de travail au cours de l'année précédente)…"
Ce sont 115 millions de personnes, soit 23,4 % de la population européenne qui sont dans ce cas. Certes nous ne sommes pas les plus à plaindre (ce taux est de 42 % en Bulgarie et de 41 % en Roumanie), mais c'est le cas de 19,3 % des personnes en France et de 19,7 % des personnes en Allemagne !
Plus grave encore, en Europe, 27 % des enfants de moins de 18 ans, vivent dans une famille qui faisait face en 2010 au risque de pauvreté ou d'exclusion sociale. (Source Eurostat)