De retour d’un voyage de quelques jours en Turquie, je reviens avec quelques interrogations et une inquiétude...
Je ne suis pas un spécialiste des pays « exotiques » et ne connais pas vraiment bien les pays musulmans. Je sais que la Turquie est un pays dit « laïc », mais certains détails ne me semblent pas aller dans la bonne direction. Ce ne sont bien sur que des impressions, partiales et partielles, liées à un simple voyage de quelques jours très encadré. Mais...
Il me semble que notre principale victoire, démocrates que nous sommes ou tentons d’être, est celle de la liberté d’expression. Et elle ne date pas d’hier. Bien sur elle entraîne des abus, mais le simple fait d’avoir une opinion ou une idée, de pouvoir la faire connaître et d’en débattre, me semble une des clefs de voûte d’une société moderne et respectueuse de ses habitants. Les abus restent le prix à payer pour se grandir d’une liberté d’expression et de débat.
On critique, sans doute à raison, la Chine et ses pratiques de censure politique autour de sujets qui lui déplaisent comme le Tibet, mais je ne pensais pas que cela pouvait exister aux portes de l’Europe (naïf ?).
En effet, la Turquie semble avoir mis en place les lois et les filtres nécessaires pour empêcher l’accès à partir de son territoire à certains sites jugés indécents ou dangereux. Des sites pédophiles, révisionnistes... ? Pas du tout ! Un site comme YouTube est ici interdit !
N’allez pas donc imaginer que j’ai profité de mon voyage pour quelques visites de sites osés, j’ai tout simplement tenté de consulter YouTube ! Et oui, YouTube est bien censuré par la Turquie (comme vous pouvez le voir sur la copie d’écran ci-jointe)... Et ça, ça me gène.
Ma conclusion, hâtive et parcellaire, est évidente : Avant d’envisager qu’un pays de cette importance ne rejoigne l’Union Européenne, il me semble nécessaire d’attendre que la liberté d’expression y soit totale.
PS : Et je ne vous parle pas de la qualité de la connexion Internet... désespérante... des déconnexions régulières et fréquentes, et même des coupures d'électricité dans ce qui est censé être un des meilleurs hôtels de Istanbul, le Grand Cevahir Hotel... à éviter pour vous prochaines conférences !