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Avail nous pousse décidément cette semaine des communiqués aux titres accrocheurs et au contenu source de réflexion. Mon métier est clairement concerné, et je dois donc m'interroger. Car si l'amateur de musique préfère s'en remettre aux critiques des autres amateurs qu'à celles des professionnels, sans doute la tendance doit-elle être déclinée à ceux qui traitent de l'information...
Est-ce donc la fin de tous les métiers de commentateurs, de critiques, d'analystes, de spécialistes, de journalistes... Vous aurez sans doute remarqué une évolution nette dans les journaux télévisés. L'interview du vulgum pecus. Hausse des prix du carburant, changement de comportement, rentrée scolaire... tous les sujets d'actualité ne sont plus traités en télévision par l'intervention d'experts, mais par des réactions épidermiques d'usagers. La valeur ajoutée par ces témoignages "sur le vif" est proche de zéro, mais elle reflète la société, et le téléspectateur est heureux de voir son portrait dans le miroir du petit écran. Seuls les sujets réellement internationaux échappent à cette règle. Sans doute parce que, pour l'instant, le grand public n'a rien à dire sur le sujet. J'en discutais justement avec la "baladeuse" de France Bleu Ile de France. Chaque jour, elle se promène dans Paris, sans objectif, sans sujet prévu. Elle rencontre des gens, par hasard, et les fait s'exprimer en direct à la radio. Pour dire quoi ? Peu importe... ils s'expriment... Voilà le nouvel usage des médias. Qu'en pensez-vous ? Est-ce la fin du métier de critique musical ? Selon une étude Avail, les fans de musique font plus confiance aux avis des internautes qu'aux critiques professionnels Avail Intelligence, fournisseur suédois de solutions d'Intelligence Collective pour l'optimisation des sites de e-commerce, annonce les résultats d'une étude menée sur le thème de la critique musicale. Il apparaît qu'aujourd'hui, les clients sont eux-mêmes les nouveaux critiques et qu'ils favorisent le bouche à oreille plutôt que les critiques de professionnels pour l'achat de leur musique. Plus de ¾ des consommateurs (79%) affirment qu'une critique lue dans un magazine ou un journal ne pèse en rien sur leur décision en terme d'achat de disque. La dernière étude « Trust Index » menée par le spécialiste du e-commerce Avail Intelligence, révèle que la radio est le média numéro 1 pour la musique, celui qui crée le « top ten » des musiques du moment. Les personnes ayant répondu à l'enquête menée dans le cadre de cette étude ont indiqué, à 57%, préférer les échanges de bouche-à-oreille avec leur entourage ou les avis échangés sur les réseaux sociaux plutôt que les critiques des experts. Les recommandations faites lors de l'achat de musique en ligne comme sur ITunes ou les applications des réseaux sociaux comme « I Like » sur FaceBook sont très populaires pour plus d'1/3 des personnes sondées (40%). De même que l'opinion de la famille, des amis et des autres acheteurs en ligne (41%). Un des résultats majeurs de cette étude met en exergue le fait que plus de la moitié des personnes interrogées (51%) affirment qu'ils préfèrent les CD aux albums téléchargés (seulement 25%). Le montant moyen dépensé en CD est de 15 euros environ par mois ce qui est 38% plus cher que la somme dépensée en musique téléchargée sur le net. « Cette étude montre qu'aujourd'hui le client est plus informé que jamais, et que la personnalisation va devenir indispensable pour les sites de e-commerce qui souhaitent se différencier de leurs concurrents. S'ils veulent tirer parti de l'interaction parmi les clients et augmenter le prix moyen d'un panier, ces sites ont besoin d'une bonne stratégie qui prend en compte les techniques de l'intelligence collective », affirme Rolf Elmér, CEO d'Avail Intelligence. « Les réseaux sociaux sont aujourd'hui très utilisés pour lancer une nouvelle marque et il est évident que les utilisateurs de ces réseaux sont à la recherche de conseils. L'évolution de ces sites est telle que les critiques sont désormais les consommateurs eux-mêmes. Désormais, il est possible de lire les papiers de bons nombres de critiques. Alors que les achats de CD restent élevés, la compétition en ligne est incroyablement forte. Les marges sont écrasées à cause des stratégies tarifaires mises en place. La capacité à rester en dehors de ce marché surpeuplé sera donc la condition sine qua non pour garder sa place à long terme. Construire une relation de confiance avec les clients en leur donnant l'opportunité de s'exprimer sera la démarche inconditionnelle à suivre afin de fidéliser les clients existants, en attirer de nouveaux et augmenter les ventes. », conclut Rolf Elmér. A propos d'Avail Intelligence Fournisseur de logiciels et de services Web d'origine Scandinave, Avail est connu pour être le leader international de l'optimisation des recettes et de la satisfaction client grâce à l'intégration de l'Intelligence Collective à toute interaction avec la clientèle des sites de e-commerce. Avail eMarketing Suite™ G7 d'Avail Intelligence est la solution comportementale de marketing et de découverte la plus complète du marché pour l'e-Commerce. C'est une application Web-service intelligente, qui utilise des algorithmes mathématiques pour exploiter l'intelligence collective de tous les visiteurs d'un site, en vue d'améliorer la pertinence du marketing et de la communication avec les clients qui visitent individuellement tout le Customer Interaction Cycle™, un seul site e-Commerce ou bien une multitude de sites Web. Les résultats apportent des améliorations significatives, immédiates et mesurables aux taux de conversion et aux fréquences moyennes de commande, et valorisent par conséquent tous les visiteurs on-line attirés sur les sites. Le siège d'Avail Intelligence est situé en Suède, et ses principaux marchés sont la Scandinavie, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France. Pour en savoir plus : www.avail.net
Voici un communiqué que je souhaite partager avec vous. Il me conforte dans une idée que je soutiens depuis déjà quelques années. Tout va bien ! Le pouvoir d'achat n'est pas en baisse. Ce sont les besoins des consommateurs qui évoluent. Les besoins "essentiels" ne sont plus alimentaires et de logement, ils sont aujourd'hui le téléphone portable et l'écran plat...
La baisse du pouvoir d'achat, quelle baisse du pouvoir d'achat ? Une étude menée par Avail va à l'encontre de la morosité économique ambiante mais montre que les dépenses de première nécessité sont toujours une source d'inquiétude pour les consommateurs Avail Intelligence, fournisseur suédois de solutions d'Intelligence Collective pour l'optimisation des sites de e-commerce, annonce les résultats de sa dernière étude sur le pouvoir d'achat des consommateurs en écho à la morosité économique actuelle. Il apparaît que ces derniers ne sont nullement prêts à renoncer à leur style de vie et certains augmentent même leurs dépenses… en profitant des bons plans mis à disposition des acheteurs en ligne, évidemment… Selon la dernière étude menée par Avail Intelligence, près de ¾ des consommateurs (74%) refusent de laisser la baisse du pouvoir d'achat gâcher leurs vacances. 57% des personnes sondées ont avoué que leurs choix de vacances ne changeraient en aucun cas à cause du ralentissement économique actuel. Près d'un quart d'entre eux ont même avoué que leurs dépenses estivales allaient augmenter cette année. Cette étude, met l'accent sur le fait que très peu de consommateurs sont actuellement prêts à réduire leurs dépenses superflues : seulement 17% des personnes interrogées affirment se résoudre à dépenser moins pour des achats dits secondaires tels que les vacances, les livres, les CD, les achats électroménagers et les vêtements. « Tellement de choses ont été dites au sujet des dépenses des consommateurs et de la baisse du pouvoir d'achat, que c'est intéressant de voir à quel point les achats secondaires sont toujours une priorité pour les ménages. Cependant, la hausse des taux financiers et du prix de la nourriture, et plus récemment la hausse du prix de l'énergie, ont affecté la confiance des consommateurs.», commente Rolf Elmer, CEO d'Avail Intelligence. L'étude se penche également sur les principaux moyens choisis par les consommateurs pour maintenir leur niveau de vie au sein de ce climat économique restrictif et tendu. Le top 5 des bons plans : 1. Tous sur eBay ! Les vieilleries d'une personne font le bonheur d'une autre. En partant de cette vérité, il est possible de vendre ce dont on n'a plus l'utilité pour une mise aux enchères en ligne. 2. On recycle sur « FreeCycle » Le site www.freecycle.com <http://www.freecycle.com> contient des tas d'objets dont les gens se débarrassent. Il suffit d'un clic pour faire des affaires ! 3. La hausse du pouvoir d'achat même à l'heure du déjeuner Acheter son repas le midi représente un budget important. Se préparer à manger chez soi permet de faire de réelles économies. Si vraiment l'envie de déjeuner à l'extérieur est plus forte, il est également possible de profiter des offres de réduction présentées sous forme de carte de fidélité. 4. « Shopper malin » Mettre au placard tous les achats compulsifs et devenir un pro des soldes ! 5. Remplir sa tirelire Garder et mettre de côté les centimes : il est surprenant de voir ce qui peut-être économisé après un certain temps. A propos d'Avail Intelligence Fournisseur de logiciels et de services Web d'origine Scandinave, Avail est connu pour être le leader international de l'optimisation des recettes et de la satisfaction client grâce à l'intégration de l'Intelligence Collective à toute interaction avec la clientèle des sites de e-commerce. Avail eMarketing Suite™ G7 d'Avail Intelligence est la solution comportementale de marketing et de découverte la plus complète du marché pour l'e-Commerce. C'est une application Web-service intelligente, qui utilise des algorithmes mathématiques pour exploiter l'intelligence collective de tous les visiteurs d'un site, en vue d'améliorer la pertinence du marketing et de la communication avec les clients qui visitent individuellement tout le Customer Interaction Cycle™, un seul site e-Commerce ou bien une multitude de sites Web. Les résultats apportent des améliorations significatives, immédiates et mesurables aux taux de conversion et aux fréquences moyennes de commande, et valorisent par conséquent tous les visiteurs on-line attirés sur les sites. Le siège d'Avail Intelligence est situé en Suède, et ses principaux marchés sont la Scandinavie, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France. Le site mygazines.com nous donne une belle leçon de bêtise humaine, de fainéantise, de bassesse... que dire de plus, les mots me manquent... Ce site illustre parfaitement ce magnifique trait de caractère humain, détruire pour le plaisir les plus belles idées inventées par d'autres.
La Provence du 18/08 scannée par un de ses lecteurs
Sur le Web, la copie, qui je vous le rappelle est tout simplement du vol qu'il s'agisse de textes, d'images, d'idées... la copie donc est techniquement facile, un bon copier-coller et hop!, vous volez le travail d'un autre.
Sur papier c'était plus compliqué, il fallait resaisir, photocopier, envoyer... jusqu'à ce que ces escrocs de mygazines n'aient l'idée géniale de faire scanner par les internautes les magazines papier qu'ils détiennent pour les mettre à disposition des autres. Très “web 2.0” ce site ne fait rien. Il se contente de proposer aux internautes de créer un PDF des magazines qu'ils détiennent, pour ensuite les mettre en partage sur le site pour que chacun puisse les télécharger gratuitement. C'est bien entendu totalement illégal du point de vue de la propriété intellectuelle. Mais cela n'empêche pas le site de contenir un article dans ses conditions d'utilisation : “you agree not to use the Services to violate any laws in your jurisdiction (including but not limited to copyright laws)”... c'est à dire le contraire de ce que le site propose ! Bien sur les créateurs du site se cachent derrière de soi-disant usages (brochures, magazines auto-édités, contenu libre...) pour justifier de leur existence, mais la réalité est toute autre : vous pourrez ainsi accéder à un numéro de La Provence, ou aux derniers numéros de National Geographic. Bien sur, la cervelle de moineau de ces “entrepreneurs” n'imagine pas un instant que le vol de ce contenu, s'il est amplifié, provoquerait ensuite la mort des magazines en question privés de ressources financières, et du même coup entraînerait la mort du service en question n'ayant plus rien à scanner et à voler... mais le raisonnement est trop subtile pour ces délinquants. Bien sur le “système” pourrait être étendu à tout contenu, les livres par exemple. Et chacun de scanner sa bibliothèque pour la partager gratuitement. Du coup les éditeurs ne vendent plus, les auteurs n'écrivent plus, et l'internaute voleur reste seul devant son écran accompagné de sa bêtise. Heureusement, ce site ne survivra sans doute pas longtemps, d'une part car il sera attaqué en justice très rapidement par tous les éditeurs de presse, auteurs, journalistes... dont le travail est pillé par le site et ses contributeurs. Il serait d'ailleurs intéressant que la justice fasse correctement son travail et ose poursuivre et punir non seulement le créateur du site, qui ne mérite que notre mépris, mais aussi tous les “pauvres petits internautes“ qui pour profiter du système vont tout de même se plier à ces travaux de numérisation. Si l'on tape réellement sur l'ensemble des participants, ce genre d'initiative pourrait réellement être freinée et les comportements modifiés. Autre raison qui devrait empêcher ces sites de se développer, l'absence de modèle économique. Tout y est bien sur gratuit, mais j'imagine mal de grands annonceurs oser y diffuser leurs messages. Le site lui-même ne devrait donc pas bénéficier de ressources financières suffisantes. En conclusion, bien sur j'ai hésité à publier ce billet. Non pas que les mots durs qui y sont prononcés ne me freine, mais juste que parler de ce site, c'est également lui faire de la publicité... mais je préfère dénoncer, au risque que quelques lecteurs profiteurs ne succombent à leur tour. Tant pis pour eux !
Philippe Nieuwbourg, le 21 Août 2008 à 14:06
Les salariés chinois ne s'y attendaient certainement pas... ils sont devenus trop chers !
Le groupe Adidas, fabricant d'équipements de sports aurait en effet décidé de fermer plusieurs usines de fabrication en Chine afin d'en transférer la production dans des pays dont le coût salarial est inférieur. C'est dans une interview à l'hebdomadaire économique allemand Wirtschaftswoche que Herbert HAINER, Président de Adidas a dévoilé ses intentions.
Le salaire mensuel moyen en Chine serait aujourd'hui de 110 euros, propulsé par l'inflation qui serait de 8% rien que sur les six premiers mois de l'année 2008. Le salarié chinois ne serait donc plus compétitif ! A titre de comparaison, en faisant fabriquer dans des pays comme l'Inde, le Cambodge ou le Vietnam, le salaire moyen d'un ouvrier y serait de l'ordre de 30 à 35 euros. Même certains pays européens de l'Est se trouveraient plus compétitifs que la Chine avec des salariés moyens de l'ordre de 100 euros mensuels. Et les économies de coût de transport combinés à la réduction des délais redonnerait de l'intérêt à ces pays de l'Est et à certains pays de l'ex-URSS. On ne peut bien entendu que s'insurger contre la direction d'une entreprise à la recherche permanent d'une telle optimisation salariale... mais c'est son rôle; elle procéderait autrement, ses actionnaires le lui reprocheraient avec raison. Mais on peut aussi prendre un peu de recul et ré-apprendre à cette occasion que la roue tourne et que l'on est toujours “le chinois de quelqu'un d'autre”. Il y a quelques années les pays d'Afrique du Nord s'élevaient contre la “délocalisation en Chine”. Dans le textile en particulier, après avoir remplacé les usines françaises, les tunisiens se plaignaient de la “déferlante chinoise”, vivant à leur tour ce qu'ils avaient fait vivre aux usines européennes. Les chinois, sourire aux lèvres, accueillaient les bras ouverts les commandes du monde entier, devenant ainsi l'usine du monde. Ils pourraient à leur tour faire grise mine dans les prochaines années, fiers de leur développement, mais soucieux de voir une partie de leur travail partir vers d'autres pays moins développés. Ont-ils suffisamment anticipé ce phénomène ? Ont-ils su de simples exécutants devenir des inventeurs (en dehors du domaine des gadgets électroniques et de la contrefaçon) et sauront-ils alors créer leurs propres leaders ? Rien n'est moins sur. D'autant que le facteur réactivité/transport prend de l'importance. Alors qu'il faut que plusieurs mois s'écoulent entre une commande et sa livraison en Europe, la même commande passée auprès d'une usine dans les pays de l'Est sera exécutée plus rapidement, sera plus facile à contrôler du point de vue qualité, et sera livrée en quelques jours... L'explosion durable des prix du pétrole et les considérations écologiques auxquelles consommateurs et marques sont de plus en plus sensibilisés, pourraient saper un peu plus le développement des incontournables usines chinoises. Qui s'en plaindrait ! Appliqué à d'autres secteurs, des pays comme le Maroc et ses centaines de centres d'appels bas de gamme devraient également anticiper ce phénomène. Une fois passée la barrière de la langue, de nombreux autres localisations pourraient à leur tour se présenter sur le marché de la “conversation commerciale en français”. S'ils faisaient quelques efforts, je connais bien des pays d'Afrique de l'Ouest qui pourraient réellement devenir des pays développés en s'intéressant de près à ce marché. Si quelques dirigeants de ces pays souhaitent en discuter...
Philippe Nieuwbourg, le 06 Août 2008 à 11:28
Cela fait quelques temps que je ne vous avais pas fait partager une petite phrase "d'accroche" reçue par email ce matin d'une agence de presse souhaitant faire parler de l'actualité de son client. Je vous laisse l'apprécier :
"Citrix annonce le lancement du Projet Kensho dont l'objectif est de doter le format OVF d'outils de portage permettant pour la première fois aux éditeurs de logiciels indépendants et aux responsables informatiques de créer facilement des charges de travail applicatives indépendantes des hyperviseurs." Encore une fois, soit l'objectif est de réserver ce communiqué aux questions hyper-spécialistes capables de comprendre toute l'innovation qui se dissimule derrière cet assemblage de mots, auquel cas, bravo, c'est réussi. Soit l'objectif est de populariser le sujet, auquel cas, je suis plus réservé sur l'impact positif de cette communication...
Le Pape Benoit XVI en voyage à l'autre boût de la terre à l'occasion des JMJ a exhorté les générations futures à protéger la planète, comme l'explique la dépêche de l'agence Reuters.
Bien entendu, toute personne normalement intelligente s'est demandée si cet appel n'était pas quelque peu mal placé lorsque des centaines de milliers de personnes ont fait le voyage en avion pour écouter sa Sainteté... Le Pape serait-il donc lui aussi un adepte du "faites ce que je vous dis de faire, mais ne faites surtout pas ce que je fais" ? Et les jours passant, on oublie le sujet et la perspective épuisante du calcul de l'incohérence de cette annonce pendant ce voyage. Jusqu'à ce que Le Monde publie dans sa page Débats un courrier de lecteur qui a eu le courage de faire le calcul... Voici donc le courrier de Benjamin Dessus, de Paris, qui nous dit "... pour venir l'écouter, chacun des jeunes a fait en moyenne 10 000 km d'avion. Ce faisant, ils ont collectivement émis 250 000 tonnes de CO2, pour ce long week-end de fête (et accessoirement dépensé 2 à 300 millions d'euros). 250 000 tonnes de CO2, c'est ce qu'émettent 200 000 paysans du Sahel pendant un an"... Merci Benjamin d'avoir pris le temps de ce calcul. Nous serons nombreux à vouloir souligner cette incohérence entre le discours des bigots, qu'ils soient grenouilles de bénitiers anciens, ou jeunes branchés du catholicisme moderne. Mais la réponse est en fait toute simple... il n'y avait sans doute aucun paysan sahélien à Sydney pour écouter le Pape ! Alors encore une fois, même le Pape devrait tourner sept fois, au moins, sa langue dans sa bouche avant de parler. Cela lui éviterait ce genre d'incohérence. A moins qu'il ne soit lui aussi dans la catégorie de ceux qui depuis plusieurs générations, pensent que le problème est tellement important qu'il vaut mieux laisser les prochaines générations le régler...
Philippe Nieuwbourg, le 29 Juillet 2008 à 16:20
Parking des Quatre Temps...
L'EPAD se plaît à le rappeler régulièrement, La Défense (avec ses majuscules s'il vous plaît), est le premier quartier d'affaires européen. Et l'EPAD l'a engagé dans un processus de renouveau dont il se flatte sur son site : “Avec une audace et une ambition partagée par tous les acteurs du site, La Défense symbolise aujourd'hui les forces de l'avenir.”...
A propos de forces de l'avenir, permettez moi de redescendre sur cette basse terre ou plus exactement dans les parkings de cette dalle. Ayant l'occasion de garer mon engin motorisé à trois roues dans le parking le plus proche de la Grande Arche, je suis donc contraint d'en emprunter les coins et recoins comme tout promeneur, client ou travailleur d'une des sociétés qui s'y trouvent. Voici donc quelques photos prises ce lundi 21 juillet vers 18h. Voici en trois images qui valent mieux qu'un long discours, comment le visiteur international du premier quartier d'affaires européen est accueilli lorsqu'il se rend en rendez-vous... je crains que cela ne se passe de commentaires... Même dans les pires quartiers d'affaires de Chicago, New York ou New Orleans, je n'ai jamais été confronté à ce niveau de saleté, de danger et d'odeur... dommage que le Web ne permette pas encore de vous la faire partager. D'ailleurs aux Etats-Unis, c'est un procès immédiat et de très lourds dommages et intérêts qui attendrait la société qui manque aussi gravement à ses obligations. Mais au fait, où sont donc ces “commissions de sécurité” qui font la pluie et le beau temps ? Ces fils électriques qui pendent au milieu du couloir, ces détritus inflammables, et ces graffitis ? Leur peinture est certainement M1 n'est-ce pas... Bien sur, chacun va se renvoyer la balle entre Vinci, opérateur du parking, l'EPAD qui gère les droits immobiliers, les propriétaires des murs, le prestataire éventuel... qui sais-je encore... se renvoyer la balle alors que tout simplement chacun devrait se saisir du problème, le résoudre, quitte ensuite à se retourner vers ses partenaires. Mais là je rêve, nous sommes en France, pays de l'individualité et de l'absence de service client. Je vais donc encore une fois me contenter de montrer. En espérant qu'une société qui envisage actuellement d'installer ses bureaux dans ce quartier soulèvera le problème et s'installera ailleurs, peut-être alors certains bougeront-ils... PS : Sans doute les photos ci-dessous vous semblent-elles bien éclairées... grâce au flash en effet, sinon, on est dans un vrai cul-de-basse-fosse.
20 Juillet 2008
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