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Magazine en ligne d'opinions et de critiques sur notre société, publié par Philippe Nieuwbourg



Idées et débats

La Poste : Lettre en ligne mais pas d'aide en ligne
La Poste me donne aujourd'hui un bel exemple d'incompétence des informaticiens à qui on a sans doute demandé de rédiger l'aide en ligne de leur service d'envoi de lettres par Internet.
Toute la question est bien sur dans le format des documents que vous pouvez envoyer : pdf, doc, xls, ppt... Mais lesquels ?

L'aide en ligne, qui est bien évidemment là pour vous aider, vous explique que : "Votre format de fichier correspond à la liste ci-dessus mais il est refusée :
La version du logiciel qui a crée votre fichier est certainement trop ancienne ou trop récente. Utilisez un logiciel pour convertir votre fichier vers une nouvelle version ni trop ancienne ni trop récente. (utilisez les versions actuelles les plus largement répandues et utilisées)
"... dans la série, démerdez-vous, difficile de trouver mieux.

Alors outre le fait que les .docx et autres versions "récentes" de Microsoft Office, c'est à dire quand même depuis quelques années... ne sont pas acceptées, si vous voulez charger un PDF, à vous de le générer en autant de formats que vous le voulez... pour essayer si ça marche.
Pour un service qui dit se battre au service du public, et qui est censé s'adresser à Monsieur et Madema ToutLeMonde, il me semble de des progrès, sensibles, pourraient être faits.
D'autant plus qu'utilisateur régulier de ce service, je constate qu'il n'évolue quasiment jamais.
L'avantage c'est qu'on peut sans doute encore télécharger du WordPerfect 1.0 !

LaPoste #fail comme on dit sur Twitter !

Philippe Nieuwbourg
Rédigé par Philippe Nieuwbourg le 26 Décembre 2011 à 17:12 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Notez

Heureusement qu'en cette période de crise les escrocs ivoiriens sont là pour nous apporter un dimanche matin gris et pluvieux une bonne tranche de rigolade.
Voici copie du dernier mail reçu de "Interpol ICPO" à partir de l'email interpolicpo37@gmail.com.


Les crocodiles du Président à Yamoussouko, qui pourraient être nouris pour pas cher avec quelques escrocs chaque jour !
Les crocodiles du Président à Yamoussouko, qui pourraient être nouris pour pas cher avec quelques escrocs chaque jour !
Vous noterez que chez Interpol ICPO on ne sait toujours pas parler français correctement, on n'a pas beaucoup d'argent donc on ouvre un email chez Gmail, que Abidjan est devenu le siège de cet organisme international (ça leur en fait au moins un !) et qu'ils sont ouverts 24h/24 (là c'est le plus drôle quand on connait un peu les ivoiriens !). D'ailleurs si ces fainéants passaient le même à apprendre à parler et à écrire qu'à envoyer leurs emails, ils deviendraient professeurs !

Bon, je n'ai pas tout compris au reste du message, mais il m'a bien fait rire.
A votre tour ! Et bien sur pour les quelques naïfs qui restent sur terre, ne répondez pas si vous recevez un message qui vient d'Afrique alors que vous ne l'avez pas demandé. Et ne répondez à aucun mail qui vous propose du travail ou de l'argent si cela vous parait simple à gagner. Vous vous croyez plus intelligent et pensez que vous ferez une bonne affaire... raté ce sont tous des escrocs !

Message personnel à mes amis ivoiriens honnêtes (et il y en a beaucoup), faites le ménage chez vous ! Traquez ces escrocs qui causent un tord considérable à votre pays et à son image internationale. Votre pays a besoin de se reconstruire, vous pourriez attirer de nouveau les touristes, votre pays est magnifique et les ivoiriens sont accueillants. Mais le développement des escrocs ivoiriens casse toute tentative de réhabilitation auprès des touristes potentiels. Personnellement je ne mettrai plus jamais les pieds en Côte d'Ivoire tant que ces escrocs séviront !
Alors que la Police fasse son travail, que les opérateurs téléphoniques les aident à identifier les cybercafés qu'ils utilisent, faites les fermer, arrêtez les coupables et oubliez les au fond de la lagune ! Vous verrez, ça ira tout de suite beaucoup mieux :-)


SALUT A VOUS Mr

Nous vous faisons par de ce message pour vous informé que lors d'une enquête mené sur tous les arnaquer votre email a été retrouvé dans la liste.
Donc nous vous interpellons que vous avez été une victime d'arnaque comme tous les autre et aussi nous vous rappelons que nous somme le ICPO (International Criminal Police Organization) Le plus grand organisme de police, Interpol a pour mission d'aider les organismes d'application de la loi dans chacun de ses 187 pays membres à lutter contre toutes les formes de criminalité transnationale.
Guidée par quatre fonctions de base, prévoit Interpol high-tech de l'infrastructure de support technique et opérationnel pour permettre aux forces de police à travers le monde pour rencontrer les défis croissants de la criminalité dans le 21e siècle.
Le Secrétariat général a Abidjan, en côte d'ivoire, est opérationnel 24 heures par jour, sept jours par semaine, offrant un point de contact central pour le Bureau central national (BCN) dans tous les pays membres pour obtenir de l'aide ou des informations sur les enquêtes transfrontalières.
Toutes les BCN sont reliés les uns aux autres et le Secrétariat général à I-24 / 7, INTERPOL sécurisé système mondial de communication policière, qui permet également aux agents d'application de la loi directement à vérifier une série de bases de données vitales de police.

INTERPOL dispose d'un système de code couleur international avis de localiser, d'arrêter ou de fournir des avertissements au sujet des fugitifs et d'autres criminels. En 2007 seulement, la coopération entre INTERPOL pays membres a conduit à plus de 5200 arrestations à travers le monde et de cette réunion mondiale nous avons donc décidé de mètre en état d'arrestation tous ses criminels sur le net et par votre Accord et votre aide,
C'est à dire que vous devez nous aidé a mettre la main sur ses arnaqueurs de très grand grade.
En quoi faisant vous devez le plus rapidement possible vous mettre en contacte avec eux pour que nous puissions les prendre a la main et leur faire payer toute cette criminalité et tous votre argent vous sera rembourser par le gouvernement de cet pays où vous avez été arnaqué et prendre que vous êtes en contacte avec eux vous devez nous tenir informé de toute action et de tout geste financier
Pour ne pas offensé votre état civil nous de demandons votre accord si possible
Une foi d'accord veuillez nous contacté a l'adresse suivant :
Déclaration à la presse du Secrétaire Général d'INTERPOL,
Mr BARTHELEMY BENOIT
Email: interpolicpo37@gmail.com

TEL +225 66 571 869
Fax +225 66 571 869
AGENCE INTERPOLE COTE D'IVOIRE
FAITES NOUS DECLARATION DE PROCEDURE

Philippe Nieuwbourg
Rédigé par Philippe Nieuwbourg le 18 Décembre 2011 à 08:37 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Notez

Electeur depuis trois ans dans le département de l'Eure, je suis bien représenté au niveau national : par Hervé Maurey, sénateur de Bernay et grand défenseur du développement numérique des territoires, et Hervé Morin, député, et maintenant candidat pour le Nouveau Centre à l'élection présidentielle de 2012.


Hervé MORIN en 2009 - CC
Hervé MORIN en 2009 - CC
Ayant eu vent du projet porté par Renaissance Numérique de créer le Social-Nextwork, le premier réseau national d'acteurs du Net, je me suis porté volontaire pour représenter ma circonscription. L'idée était intelligente, mobiliser le 2 décembre 2011, le même jour, l'ensemble des 577 députés français afin qu'un représentant du réseau les rencontrent, à Paris ou dans leur circonscription, afin de les sensibiliser au potentiel du monde numérique.
Après avoir été parrainé par d'autres membres, ma candidature est acceptée et je contacte, ou plutôt tente de contacter, mon député, Hervé Morin.
Un premier email le 9 novembre, un second le 16 novembre, une télécopie le 20 novembre et un coup de fil à sa permanence le 21 novembre… tout cela sans la moindre réponse. Monsieur le député est manifestement insensible à cette initiative indépendante. Renaissance Numérique est pourtant le groupe de réflexion qui compte dans le numérique : depuis sa création en 2005, Renaissance Numérique a proposé ou fait adopter la création d'un poste de Ministre / Secrétaire d'Etat en charge du numérique, 2 textes de loi, 12 mesures du plan numérique 2012, 6 mesures du plan de relance et participé à l'émergence des 2 piliers numériques du Grand emprunt. Renaissance numérique compte plus de 70 membres, dont 12 enseignants chercheurs et près de 60 entrepreneurs du monde numérique.
Le 2 décembre, des dizaines de représentants du Social NeXtwork ont ainsi rencontré leur député. Mais pas Hervé Morin...
Manifestement Hervé Morin ne connait pas, ne veut pas s'intéresser au numérique, ou plus inquiétant commence à oublier sa circonscription, persuadé qu'il doit maintenant se consacrer à son destin "présidentiel".
Une situation d'autant plus étonnante que Hervé Maurey, notre sénateur, pourtant du même bord politique, est l'auteur reconnu d'actions concrètes et du rapport sur le développement du haut débit en France !
Face aux silences de Monsieur le Député, je ne peux donc que m'adresser ici publiquement à lui. Monsieur le Député, sachez d'une part que le développement du monde numérique n'est pas une lubie de quelques geeks, mais bien une fantastique marche de progression pour notre économie en cette période de crise. Et sachez également que votre territoire, certes rural, est également peuplé de jeunes, d'actifs, d'entrepreneurs, attentifs à ce que leur représentant à l'Assemblée Nationale soit dans l'action et pas uniquement dans le soutien aux repas des anciens.

Philippe Nieuwbourg, Journaliste indépendant et électeur de la 3ème circonscription de l'Eure

Philippe Nieuwbourg
Rédigé par Philippe Nieuwbourg le 15 Décembre 2011 à 08:24 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Notez

SocialNeXtwork va mobiliser nos élus sur les impacts de la fracture numérique et les opportunités pour nos territoires. Vous pouvez, vous aussi, participer à cette initiative et rencontrer votre député.


Le 2 décembre, nous avons tous rendez-vous avec notre député @socialnextwork
En ce qui me concerne, le 2 décembre à 11h, la date est bloquée depuis cet été dans mon agenda, j'ai rendez-vous avec Hervé Morin, député de l'Eure et de ma circonscription. Et vous ?
C'est en effet à l'initiative de SocialNeXtwork que l'ensemble des 577 députés français recevra le 2 décembre à 11h, 577 représentants des citoyens, afin de les sensibiliser à l'urgence que représente pour notre société et notre économie, le développement du très haut débit sur l'ensemble du territoire. Une initiative menée par Renaissance Numérique

A Hervé Morin, je parlerai :
- d'infrastructure : je lui expliquerai que l'avenir de la France et le rôle d'un Etat se jouent dans ses infrastructures, pas dans des mesurettes électoralistes à effet limité. Les grands travaux relèvent du domaine de l'Etat, fournir aux forces vives de la nation, économiques et sociales, les outils pour leur permettre ensuite de développer leur activité et leur contribution à la nation. Ni interventionniste, ni simplement redistributeur, cette position centrale, mais non intrusive du rôle de l'Etat devrait plaire à un centriste.
- d'harmonie entre le développement économique et la vie sociale, voir la sécurité : comment espérer que les habitants des campagnes puissent espérer et croire en l'avenir, si leurs seules perspectives consistent à percevoir de nouvelles aides et allocations. Ce que nous voulons c'est du travail quitte à le créer nous-même, l'opportunité de créer de la valeur. Mais cela ne peut passer que par le re-développement économique. Et pour attirer les entreprises il faut des infrastructures numériques. Hier les arguments dans nos territoires tournaient autour de la proximité avec les autoroutes, l'arrivée de l'électricité, etc. Aujourd'hui c'est le numérique qui créera les emplois de demain. Et si l'on continue à ne rien faire, la désespérance sociale entrainera de facto les problèmes d'alcoolisme, les suicides, et les conflits urbains.
- de développement économique local : il s'agit de micro-économie. J'habite dans un petit village de 150 habitants, très mal connecté à Internet. Deux ou trois entreprises seulement (agriculteurs compris) y sont installées, et nos élus ne savent pas comment en attirer de nouvelles. Pourtant chaque jour où je travaille de chez moi, lorsque je vais acheter un baguette de pain au village voisin, c'est un euro que j'injecte dans l'économie locale. Et que je n'injecte pas si je dois me rendre à mon travail dans une des "grandes" villes avoisinantes. Un euro, plus un euro… les petites dépenses font la survie et le développement économique d'un territoire. Dans mon village il n'y a plus de commerce. Alors qu'il y a quelques décennies, plusieurs bars et épiceries fonctionnaient parfaitement. Pourquoi ? Parce que les gens vont aujourd'hui travailler ailleurs et ne rentrent qu'en fin de journée, après avoir dépensé leurs euros dans leur ville de travail. Développer le numérique, c'est développer l'emploi et développer l'emploi c'est développer l'économie locale.
- d'élections : car peu à peu le paysage change. Les retraités issus des générations non numériques disparaissent peu à peu, remplacés par des électeurs qui ont découvert la micro-informatique et le minitel dans les années 80/90. Neo-ruraux, jeunes travailleurs, travailleurs indépendants, qu'avez-vous à leur "vendre" pour les prochaines élections ? Le développement touristique de la Normandie ? Le rapprochement de la haute et de la basse Normandie ? Une nouvelle autoroute A28 aussi peu fréquentée que l'actuelle ? Le sponsoring d'un club de sport ? Ce n'est pas ce que nous attendons. Personnellement je voterai pour le candidat qui me démontrera sa capacité à agir concrètement et rapidement pour le développement numérique et économique. Et surtout du concret et de l'action à rapide. Nous ne nous laisserons plus embarquer dans des discours vides d'actions.

En conclusion, sans doute n'oserais-je pas, et c'est heureux pour ses oreilles, lui chanter ce petit couplet arrangé de La Marseillaise, mais voici ce que je vous propose :
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces fervents électeurs?
Ils veulent juste de la fibre optique.
pour connecter leurs fils et leurs compagnes!

… aux urnes citoyens !

Mais si j'ai rendez-vous avec mon député, c'est que vous pouvez vous aussi franchir le pas et rejoindre le SocialNeXtwork. De nombreuses circonscriptions sont encore disponibles et si vous m'expliquez votre projet, je serai heureux de vous parrainer.

Philippe Nieuwbourg
Rédigé par Philippe Nieuwbourg le 13 Septembre 2011 à 07:48 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Notez

Idées et débats

Google Démocratie, mi-figue, mi-raison
"Comme la majorité des scientifiques, Sergey considérait l'humain biologique comme un homme des cavernes à peine dégrossi. Nous étions des brutes dotées d'un cerveau reptilien. La fin de la sélection darwinienne nous condamnait à régresser. Il n'était plus nécessaire de savoir chasser et grimper aux arbres pour engrosser les femelles. Le séquençage de l'ADN le prouvait : notre génome se détraquait. Les gros, les malades et les débiles légers se reproduisaient sous la protection de l'Etat-providence. Les myopes et les faibles versaient leurs gènes déglingués dans le grand pot commun de l'humanité…"

Google Démocratie, publié par Laurent Alexandre et David Angevin, aux Editions Naïve est un roman. Un pied dans notre présent, un pied dans un futur assez proche puisque l'action se déroule en 2018. Google en est le héros ou plutôt est-ce son fondateur Sergey Brain. Première bizarrerie, si certains personnages comme Larry Ellison, Bill Gates ou Paul Allen sont cités, les noms des deux fondateurs de Google sont légèrement maquillés. A part le jeu de mot sur Sergey "Brain", je n'en ai pas bien compris la raison. Mais peu importe.
L'ensemble des patrons informatique en prend d'ailleurs pour son grade, Larry "Mage" est décédé bêtement, Larry Ellison est pris de la folie du clonage, isolé sur son yacht, Bill Gates passe sa vie en Afrique et semble atteint de nombreuses MST. Quant à Sergey "Brain", il est atteint de la maladie de Parkinson et diminue de jour en jour.
L'intrigue, entre le roman d'espionnage et la science-fiction, tourne autour de l'Intelligence Artificielle ultime que Google est parvenu à développer. Le monde se divise en deux, les "modernes" qui parient sur la singularité technologique ne rêvent que d'implants, d'intelligence artificielle et de clonage reproductif; et quelques pays attardés, dont l'Europe fait partie, qui ont choisi le passé et tournent le dos à ces nouvelles technologies. Le patron du monde, en 2018, est Google, et le Président des Etats-Unis n'est qu'un pantin d'origine mexicaine. C'est la facette la plus intéressante du livre. Les auteurs ont tenté d'imaginer ce que serait le monde dans sept ans si la domination de Google continue de s'amplifier et si les découvertes technologies poursuivent leur progression. Comment les opposés à la singularité technologique vont-ils tenter de réagir ?

Mais autour de cette réflexion, se greffe la pauvre histoire de Sergey Brain, de sa maladie, des coups tordus de la CIA, de ses problèmes sexuels, etc. On sort du roman technologique sans que les auteurs n'aient su réellement tenir en haleine le lecteur.
Et après 400 pages, lorsqu'on commence à plonger dans le récit et qu'on a hâte d'en découvrir l'issue, on s'attend à une fin sous forme d'uppercut, mais rien… Les dernières pages sont bâclées, vous savez, un peu comme un film où vous restez la bouche entrouverte quand démarre le générique de fin. "Tout ça pour ça ?", et vous mourrez d'envie de rajouter 100 pages pour qu'une véritable fin, celle qui bouscule les tripes du lecteur, soit ajoutée à Google Démocratie. Soit les auteurs ont manqué de temps, soit l'éditeur leur a sucré les derniers chapitres, en tous cas vous sortez de votre lecture avec un vrai goût d'inachevé et c'est bien dommage car les pistes de manquaient pas pour amener le lecteur dans des contrées inexplorées.

En résumé, Google Démocratie est de mon point de vue est un très bon roman technologique; il fait réfléchir et nous poser de nombreuses questions. Mais sur le plan purement littéraire, il manque vraiment de consistance. Je le garde cependant dans une caisse pour le relire en 2018 !

Philippe Nieuwbourg
Rédigé par Philippe Nieuwbourg le 10 Septembre 2011 à 09:58 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Notez

Et non, le titre de ce billet n'est pas de moi ! Il aurait pu ! Mais c'est simplement le titre du communiqué de presse triomphant de Pôle Emploi. Titre qui, vous l'imaginez, m'a fait sursauter au premier et au second degré.


Voici tout d'abord le communiqué intégral, sans aucune modification tel que reçu hier dans ma boite email :

"Tandis que le chômage augmente... le Pôle Emploi aide les chômeurs à faire du cinéma

Initié par l'agence Pôle emploi spectacle Paris Alhambra, un atelier d'évaluation en milieu du travail (EMT) a permis à une quarantaine de comédiens et de techniciens en recherche d'emploi de tourner dans un long métrage de cinéma. Le 12 octobre 2011, le film « Le dernier week-end » sort sur les écrans des salles de cinéma françaises.

Du Pôle Emploi au montage d'une production cinématographique
Danièle Dingreville, conseillère à l'emploi depuis plus de vingt-cinq ans au service comédiens de l'Agence Pôle emploi spectacle de Paris Alhambra est à l'origine de l'aventure. Elle incite vingt-deux comédiens chômeurs à participer à une EMT, un dispositif d'insertion professionnelle qui permet aux demandeurs d'emploi de faire le point sur leurs aptitudes dans des conditions réelles de travail. La conseillère rencontre le réalisateur Ali Borgini et le charge d'écrire un scénario pour le tournage d'un « bout » de film. S'agissait-il d'un court métrage ? D'un pilote ? Rien n'était fixé au départ. Deux contraintes sont tout de même imposées au cinéaste : utiliser un budget très réduit et écrire des rôles pour un maximum de comédiens. De son côté, Danièle Dingreville opère telle une véritable directrice de casting. Pour chaque rôle, elle propose au cinéaste trois comédiens sans emploi. Au final, Ali Borgini retient vingt-deux intermittents.

De l'EMT au contrat de travail
Le stage-tournage dure quinze jours, à l'issue duquel réalisateur et comédiens sont conscients d'avoir partagé une expérience professionnelle et humaine hors du commun. Séduit par le jeu des comédiens, le cinéaste décide de transformer l'EMT en point de départ d'un long métrage. Une vraie production, indépendamment de pôle emploi est mise en place. Les comédiens sont engagés pour de bon et signent de véritables contrats de travail. Rémunérés en cachets, ils peuvent ainsi cotiser pour leur couverture chômage.

De l'anonymat au succès
L'évaluation en milieu du travail mise en place par le Pôle emploi spectacle Paris Alhambra en 2008 est une véritable réussite. Le film, présenté aux Rencontres Internationales du cinéma de patrimoine de Vincennes remporte le prestigieux Prix Henri Langlois en 2010. Au cours de projections privées, des producteurs et des responsables de casting ont repéré quelques comédiens...

Mission accomplie pour le Pôle Emploi."


Etant un de ces "patrons d'entreprise", cotisant donc pour ses salariés et non pour lui, au pôle emploi, le titre n'a pu que produire son effet et m'interpeller. Certes après deux lectures du communiqué, je me dis que c'est sans doute un effet de style second degré de l'attachée de presse Emilie Imbert Relations Presse. Effet de style que je prends assez mal; toujours difficile de comprendre le second degré quand vous voyez le chèque que vous faites chaque trimestre, et l'incompétence doublé d'inhumanité à laquelle vous êtes parfois confronté.
Mais surtout, est-ce vraiment la bonne manière de communiquer ?

Voici ce que j'ai retenu de ce communiqué :
- mes cotisations servent à payer à des chômeurs comédiens et technicien du spectacle le fait de faire un film, mais je suis rassuré car ils ont "partagé une expérience professionnelle et humaine hors du commun" !
- c'est la mission de pôle emploi comme l'affirme la conclusion "mission accomplie pour Pôle Emploi" !

Alors en conclusion : argent gaspillé, très mauvaise communication ? Sans doute les deux !

J'y repenserai en signant mon prochain chèque de cotisations et je le dédierai aux chômeurs que Pôle Emploi aide à faire du cinéma.

Philippe Nieuwbourg
Rédigé par Philippe Nieuwbourg le 29 Août 2011 à 03:24 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Notez

Blog à grande vitesse !

31 Juillet 2011

Idées et débats

Après trois ans de bas débit (je ne me résous pas à appeler 800 K/s comme Orange le fait, du "haut débit"), je suis depuis ce matin branché sur le satellite KA-SAT et connecté à l'offre Tooway de Sat2way : au programme, surf à 10 Mbits !


Test de débit réalisé le 31/07/2011 à 18h00
Test de débit réalisé le 31/07/2011 à 18h00
Comme vous le savez si vous suivez ce blog depuis quelques années, je suis depuis fin 2008 un "télétravailleur" ou un néo-rural si vous préférez. C'est à dire qu'après 45 ans de ville, je suis aujourd'hui installé au milieu de pas grand chose, dans un petit village de 150 habitants (dont 1/3 de retraités, 1/3 d'enfants et 1/3 d'actifs - le terme d'actifs regroupant ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas...), à 30 km de Lisieux (la seule grande ville que tout le monde connait dans la région). Je suis donc logiquement concerné par les problèmes de "fracture numérique".
J'en ai déjà parlé plusieurs fois depuis mon installation :
- http://www.nieuwblog.com/COMMENT-LA-HAUTE-NORMANDIE-ACCUEILLE-T-ELLE-LES-CREATEURS-D-ENTREPRISES-NUMERIQUES_a380.html
- http://www.nieuwblog.com/Un-apres-apres-toujours-aussi-difficile-de-connecter-l-Eure-au-monde-numerique_a415.html

Tout cela est en train de changer !
N'allez cependant pas espérer que les pouvoirs publics y soient pour quelque chose... les rapports s'entassent et le très haut débit nous est annoncé pour, peut-être, 2025, au mieux, c'est à dire quand il sera dépassé.
Mais grâce à un nouveau satellite, KASAT, dédié à Internet, et à l'offre de Sat2way, je viens de changer de dimension.
Une bonne journée d'installation, entre la fixation de l'antenne, l'installation des cables dans la maison, le réglage de l'antenne et de la tête satellite... mais ça marche ! Comme me le prouve la copie d'écran ci-dessus, je suis à haut débit !

Je dispose en effet d'une connexion ADSL... à 800 K/s... comment dire... il parait que certains appellent cela du haut débit... pas de vidéo possible, des téléchargements plus que longs... j'ai téléchargé la dernière version de Mac OS X Lion en 12 heures !
Mais tout cela va changer, si cette offre satellite tient ses promesses.

Et les promesses ont un prix : 90 euros TTC par mois, pour 10 Mbits en réception et 4 Mbits en émission. Le tout avec un quota de 25 Go par mois. Bien sur vous pouvez choisir un forfait plus modeste, à partir de 27,90 euros TTC par mois pour 6 Mbits en émission, 1 Mbit en réception et un quota de 4 Go, mais l'offre que j'ai choisi me semble adaptée à un besoin professionnel. A ceux qui me répondront que c'est cher, je demanderai de comparer le prix et l'usage, le coût et les bénéfices. Et franchement, travailler à la campagne au grand air, avec 0 pollution ou presque, 0 temps de transport, des restaurants de qualité à des prix mini... priceless :-)

Bien évidemment, de nombreuses questions restent en suspens à l'utilisateur novice d'une connexion satellite que je suis :
- En combien de temps vais-je épuiser le quota de 25 Go de transfert de données par mois auquel mon abonnement "Gold" me donne droit ? Sachant que je regarde peu de vidéos, que je ne joue pas en réseau... mais que j'ai des applications qui scrutent en permanence le web (Twitter, Flux RSS...). La réponse dans quelques semaines.
- Quelle est la fiabilité de ma connexion ? Quelles sera la fréquence des déconnexions, en cas d'intempéries par exemple ? En été, cela semble simple, mais en automne, sous une belle couverture nuageuse ?
- Qualité du service client de Sat2way ? Pour l'instant j'en suis assez satisfait, et ils communiquent bien avec leurs clients, au travers de leur site, de leur compte Twitter, etc.

Globalement, je dois le reconnaitre, je suis pour l'instant très satisfait, j'ai l'impression d'avoir pris une grande bouffée d'air frais. Au propre comme au figuré. Car si les lecteurs citadins que vous êtes avez oublié le plaisir de la montée en débit, vous n'oublierez pas que "je vis là où certains passent leurs vacances". Alors bien sur dans le village, ma maison va bientôt passer pour une antenne du réseau Echelon et la plupart ne comprendront pas les activités bizarres auxquelles je m'adonne... mais quand je pense aux derniers arrivants, une auditrice d'un grand cabinet de conseil, et un développeur de sites iPhone, je crois que le désenclavement est dans la bonne direction.
A condition d'adopter l'adage, aide-toi le ciel t'aidera; particulièrement vérifié dans mon cas car l'Internet me tombe maintenant du ciel.

Rendez-vous dans quelques mois pour un bilan d'usage.

Philippe Nieuwbourg
Rédigé par Philippe Nieuwbourg le 31 Juillet 2011 à 19:05 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Notez

Pipotron

Avec une telle maitrise de la traduction, c'est certain, ce séminaire organisé par Enterprise Architecture Services, doit être parfaitement localisé !
Email reçu ce jour...

"Dear Philippe Nieuwbourg,

C'est dans le prolongement de notre e-mail que nous vous avons envoyé plus tôt.

C'est un doux rappel pour vous que le 5 août '11 est la dernière date de bloquer la place pour vous au prix de lève-tôt de l'Euro 999 pour Enterprise BPM Atelier par Charles Bennett en France:

* Paris - 1 à 2 sept. 11

C'est l'un des ateliers de BPM les plus populaires et efficace qui a aidé des organisations telles que Accenture, Alstom, Thales Group, Citigroup, Deloitte, Ernst & Young, Southwest, Apple etc.
...

Ne laissez-moi savoir si vous êtes intéressés à participer / mise en candidature pour le même.

S'il ya des possibilités d'engager avec votre groupe sur une base plus large, nous serions heureux de mener une formation interne pour votre groupe dans votre organisation (les participants minimum 10-12)
"

Philippe Nieuwbourg
Rédigé par Philippe Nieuwbourg le 29 Juillet 2011 à 11:26 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Notez

Idées et débats

Quel homme ou femme politique aura un jour le courage de son action ?


Les amendes passent de 11 à 17 euros le 1er août...
N'ayant pas augmenté depuis 1986, les amendes pour défaut de paiement du stationnement devaient certainement augmenter. D'autant qu'elles sont beaucoup moins couteuses en France que dans d'autres pays européens, et que le coût du parking comparé au prix de l'amende justifiait parfois des calculs économiques.
En revanche, il est déplorable, mesquin, pitoyable que nos décideurs politiques n'aient pas le moindre courage de leurs opinions. Encore une fois, mettre en application cette mesure au milieu de la période d'été, lorsque les français sont moins sensibles aux médias, que les médias eux-mêmes sont en période de relâche, que les débats politiques sont moins développés... c'est mépriser ses électeurs. C'est les prendre d'une part pour des imbéciles et d'autre part sous-estimer leur capacité à réagir.
Bravo donc pour cette augmentation, mais mesdames et messieurs les politiques vous êtes méprisables dans votre manière de procéder.

Et vous savez, cela me rappelle un courrier reçu il y a tout juste un an, du secrétaire général du ministère du développement durable. Ce courrier, en réponse plusieurs semaines après, à ma lettre à Jean-Louis Borloo, nous confirmait officiellement la fermeture au public de la Grande Arche et celle du musée de l'informatique. C'était le 27 juillet. Déjà à l'époque, j'applaudissais des deux mains cette belle franchise qui consiste à traiter les sujets importants (50 salariés ont été licenciés suite à cette décision administrative absurde) lorsque l'opinion est moins mobilisée.

Pitoyable... mais nous saurons j'espère nous en souvenir un autre dimanche, quand dans quelques mois nous glisserons nos bulletins dans les urnes. Et c'est votre petitesse que nous sanctionnerons alors.

Philippe Nieuwbourg
Tags : politique
Rédigé par Philippe Nieuwbourg le 27 Juillet 2011 à 18:36 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Notez

Vous connaissez DropBox, je l’utilise moi-même depuis plusieurs mois pour synchroniser et sauvegarder à plusieurs endroits, automatiquement, les fichiers importants de mon quotidien.
Le gros atout de DropBox, sa transparence. Une fois paramétré, plus rien à faire, tout se passe en tâche de fond et sans que vous n’ayez la moindre attention à y porter. Mais je cherchais un service plus professionnel, j’ai choisi FTOPIA ; qui plus est une société française !


FTOPIA, un concurrent français de DropBox, plus orienté professionnel
Confronté à un besoin un peu différent, celui de mettre à disposition des participants de ma dernière conférence sur la Data Visualization les présentations des intervenants, je me suis demandé comment utiliser au mieux ces services.
En dehors de sa simplicité d’utilisation, j’ai mis en lumière plusieurs défauts à mes yeux pour DropBox :
- Absence de personnalisation de l’environnement ; c’est du simple partage de fichiers. Or dans un environnement professionnel, même s’ils s’en défendent, les participants apprécient les petits détails qui font qu’un événement imprime sa marque.
- Impossible de partager directement un dossier, on ne partage que les fichiers qu’il contient. Et donc si vous ajoutez de nouveaux fichiers à votre dossier, il faut informer les personnes avec qui vous avez partagé, de leur existence
- Et surtout, puis-je réellement imposer à mes 170 participants d’ouvrir un compte DropBox pour avoir accès à ces fichiers ?

On m’a tout simplement conseillé un répertoire sur mon serveur accessible en FTP. Certes… mais je ne suis pas certain que tous les responsables décisionnels qui assistaient à la conférence soient de fervents adeptes des clients FTP et sachent bien les utiliser.
Je me suis rappelé de plusieurs discussions avec Philippe Honigman, créateur de Ftopia, un service professionnel de partage de fichiers et de collaboration que je n’avais pas encore vraiment testé.
C’est fait, et mon retour est plutôt positif.
Certes les formules standard ne conviennent pas au besoin décrit ci-dessus, tout simplement parce qu’il faut, comme dans DropBox, nommer les utilisateurs individuellement… et que cela coute très cher pour des utilisateurs qui ne viendront qu’une fois télécharger un fichier.
Par ailleurs, il faut saisir chaque nom individuellement… 170 participants… merci bien…

Mais de nombreux échanges dominicaux avec Philippe Honigman, m’ont permis d’accéder à une « fonction cachée », c’est à dire en cours de développement, celle des « espaces publics ». Un espace de téléchargement de fichiers, parfaitement personnalisable, aux couleurs de l’événement, et qui devient un mini-site web dédié au téléchargement des présentations de mon événement.

Vivement que cette fonction soit accessible à tous, les utilisateurs devraient se révéler nombreux. Bravo donc à Ftopia qui montre ici avoir compris qu’il est inutile de lutter contre un Dropbox en tentant de faire la même chose ; mais que d’autres marchés existent avec des besoins légèrement différents et qu’il est donc rentable de les cibler. Je crois que je vais l’adopter pour mes prochaines mises à disposition de fichiers.

Pour mémoire et pour maintenir la pression sur Ftopia, voici quelques fonctions que j’ai également demandé au Père Noël Ftopia pour une prochaine version :
- ne pas simplement partager des fichiers, mais également des liens, c’est à dire une version déportée d’un fichier ou une simple page HTML
- pour disposer d’espaces publics, mais réservés, il pourrait être intéressant d’avoir un simple mot de passe que l’on communiquerait aux personnes autorisées à accéder à la page. Sans qu’elles aient besoin de s’identifier, elles accèderaient à une page néanmoins réservée aux détenteurs du mot de passe
- que la fonction « envoyer » disponible en bas de page, permette d’envoyer le lien vers l’espace public et non vers une page bizarre remplis de liens de téléchargement redondants et où l’on a perdu toute personnalisation.

Pour découvrir Ftopia : http://www.ftopia.com/fr/ ; c’est un bon exemple de service utile pour les professionnels qui veulent peu à peu passer en cloud. Et c’est Amazon Web Services qui est derrière, gage de qualité de service.

Philippe Nieuwbourg
Tags : dropbox ftopia
Rédigé par Philippe Nieuwbourg le 10 Juillet 2011 à 20:27 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Notez

Tia and The Patient Wolves, Mama’s Biscuits, les Zonnards… ils se retrouvent en Normandie pour le 2ème festival de blues de la Goulafrière, organisé par Les Satimbanques.


Photo Copyright Tia and The Patient Wolves
Photo Copyright Tia and The Patient Wolves
La Goulafrière, vous ne connaissez pas ? Normal… petit village de 150 habitants, qui se transforme une journée par an, en capitale du blues ! J’en rajoute un peu ? Juste un peu alors… En tous cas, le 23 juillet prochain, aura lieu la 2ème édition du Festigoul de Blues, organisé par la dynamique association locale des Saltimbanques (portée à bouts de bras par Daniel et Valérie).

Au programme du festival de cette année, cinq groupes se succèderont sur scène à partir de 16h. De jeunes talents, un groupe local qui nous fera tournoyer au rythme du rock et de reprises des années 80 et 90.

Et point d’orgue de cette journée deux groupes professionnels français :
- Tia and The Patient Wolves (photo ci-contre, qui devrait finir de vous convaincre de nous rejoindre !). On dit de Tia qu'elle allie feeling, inspirée des bluesmen noirs américains, et la grâce d'une jeune femme française. Déjà un premier album sorti en 2008 et de nombreux engagements internationaux.
- Mama’s Biscuits, une formation jouant un Blues teinté de Swing, Rhythm & Blues, Soul ou encore de Gospel, et menée par une chanteuse, particularité conférant à cet orchestre un caractère sinon unique, en tout cas rarissime dans le paysage blues français. Ils ont déjà deux disques à leur actif.

Si vous ne connaissez pas le pays de la Risle et de la Charentonne, à 1h30 de Paris, en voiture ou en train, c’est l’occasion de passer une excellente soirée, d’en profiter pour découvrir une des nombreuses chambres d’hôtes de la région, et pour ceux qui souhaitent conjuguer leur séjour avec les arts de la table, j’ai quelques bonnes adresses à partager.

Alors, réservez tout de suite votre place VIP avec rencontre privée avec les artistes sur http://www.festigoul.fr

PS : Il paraît que le maître de cérémonie ressemblera à un des Blues Brothers… et il paraît que vous le connaissez !

Philippe Nieuwbourg
Rédigé par Philippe Nieuwbourg le 13 Juin 2011 à 11:56 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Notez

Plus de qualité, moins de parasites : rééquilibrons le modèle économique des conférences.
Etant intervenu sur plusieurs centaines de conférences depuis le début de ma carrière professionnelle, et ayant eu l’opportunité d’en organiser quelques dizaines, je suis en mesure de faire aujourd’hui un premier bilan, assez sombre d’ailleurs, de l’évolution de ce sujet.


Une bonne conférence est une conférence payante
Distinguons tout d’abord deux types de conférences : les présentations commerciales, organisées par un fournisseur, avec l’appui éventuel de quelques partenaires, dont l’objectif est de promouvoir son produit ou service. Je ne les aborderai pas ici. Leur mode d’organisation et de fonctionnement, tout comme leur modèle économique, sont cohérents. Le second type de conférences sur lequel je me pencherai, est celui des événements organisés par un tiers. Il peut s’agir d’un organisateur de salons, d’un professionnel des conférences, d’un média… L’idée est invariante : un thème, un public de professionnels, quelques sponsors et, normalement, un contenu indépendant et à valeur ajoutée.

Aux Etats-Unis, ces conférences sont légion. Elles sont payantes, souvent chères, mais également sponsorisées. Elles proposent un contenu pas toujours objectif, ainsi que des activités « sociales » annexes. Il n’est pas rare de devoir débourser plus de mille dollars (hors hébergement et transport) pour s’inscrire à deux jours de conférence. Et les salles sont pleines !

Amère constat
En France, modèle inverse, la plupart des conférences sont gratuites, intégralement financées par des sponsors. Le raisonnement a été le suivant : il est tout d’abord plus efficace d’aller convaincre une société de sponsoriser à hauteur de dix mille euros un événement que de convaincre vingt participants de payer chacun cinq cents euros de frais de participation. Mais en échange de son sponsoring, le sponsor demande à ce que la salle soit pleine. Il faut donc attirer un maximum de monde, et au risque de moins bien cibler les participants, baisser le prix d’inscription ou même passer à la gratuité.

Conséquence directe de cette gratuité, le nombre d’inscrits augmente ; et les sponsors sont en apparence satisfaits. Il est par ailleurs plus simple de gérer des inscriptions gratuites que « l’épicerie » liée à des frais d’inscription.

La plupart des conférences organisées en parallèle des salons a suivi cette évolution. Il y a quelques années tous les salons organisés par Tarsus (Progiforum, Seca…) proposaient en parallèle un cycle de conférences de bon niveau, payant, mais qui attirait une cinquante de personnes réellement concernées par le sujet et donc prêtes à s’acquitter des frais d’inscription. Puis les organisateurs ont commencé à vendre des « ateliers exposants », des mini-conférences commerciales dans le salon, payées par un exposant qui achète en quelque sorte son temps de parole. Peu à peu les secondes ont cannibalisé les premières, qui ont finalement disparu. Et organiser aujourd’hui les conférences d’un salon signifie à la fois rechercher du contenu intéressant, mais surtout les sponsors qui financeront chaque conférence gratuite. Difficile dans ces conditions de travailler à un véritable contenu objectif en prenant le risque de froisser un sponsor potentiel.

Autre corollaire de ces inscriptions gratuites, les taux de « no show », expression tirée du monde du tourisme professionnel, qui matérialise les personnes qui s’inscrivent mais ne viennent pas. Et ce phénomène a pris une ampleur préoccupante ces dernières années.

Il traduit tout d’abord un manque de savoir-vivre des participants. La notion de « je m’inscris » n’a finalement plus aucune valeur pour plus de la moitié des participants. Ils ne considèrent pas le « je m’inscris » comme un engagement, comme une information qui permettra à l’organisateur de confirmer une salle de la bonne taille, d’engager des frais pour le cocktail, etc. Le « je m’inscris » signifie aujourd’hui « Je viendrai peut-être mais si je ne viens pas ne vous étonnez pas ». Manque de savoir-vivre et de respect pour le travail de l’organisateur. Un peu comme si à l’inverse, vous vous déplaciez à une conférence avec une chance sur deux qu’elle ait été déplacée ou annulée sans que l’on vous ait informé !

Les organisateurs ont appris à intégrer ce taux de « no show » dans leurs calculs. Il y a dix ans, il était de l’ordre de 25 à 30 %. Avec des pointes à 50 % quand vous organisiez un événement avec Microsoft. Amusant d’ailleurs de constater que vis à vis d’une grande entreprise, les participants se sentent moins engagés par leur inscription que vis à vis d’une petite. Aujourd’hui ce taux de non respect de son engagement est presque toujours de 50 % avec même parfois des pointes au-delà. Et quelques soient les actions menées (relances téléphoniques la veille, SMS le matin même…) rien n’y change ou presque. Bien que le phénomène soit marginal, il est à l’inverse amusant de constater que certaines personnes s’inscrivent la veille, parfois dans la nuit qui précède un événement, et viennent le matin même, tout étonnés que leur badge ne soit pas prêt et qu’ils ne soient pas dans la liste des participants.

L’analyse du profil des inscrits montre également qu’une population de « curieux » pour ne pas dire de « parasites », professionnels des inscriptions aux conférences, se glisse dans ces conférences gratuites. Sans doute à l’affut de toutes les invitations, ils passent leur journée en « veille technologique », aux frais de leur employeur et des organisateurs. Un phénomène que l’on retrouve chez les « consultants ». Une population mal définie qui fréquente assidument les conférences gratuites, à la fois pour s’informer, mais surtout pour « réseauter » c’est à dire tenter de distribuer un maximum de cartes de visite et profiter gratuitement des prospects réunis par l’organisateur.

Tout cela rend le travail de l’organisateur de conférences stressant et de moins en moins gratifiant. Stressant car le taux de « no show » se vit le matin même de la conférence, sans aucune possibilité d’intervenir. Et moins gratifiant car la valeur ajoutée, le contenu et l’intérêt de la conférence sont souvent supplantés par la réponse aux attentes des sponsors seuls financiers de l’événement.

La solution passe par l’argent
Comment modifier cette tendance, revenir dans une dynamique positive et recréer de l’intérêt pour le sujet ? Une des solutions à explorer passe à mon avis par l’argent. Même si cela peut sembler à contre-courant pour certains, dans un monde ou tout devient gratuit financé par de la publicité, les frais d’inscription sont peut-être une des pistes.

Ayant récemment eu l’occasion d’organiser un cycle de petits-déjeuners de réflexion, cible 20/25 personnes, je me suis laissé tenter par un modèle inhabituel pour moi : le partage des frais. Je prends en charge la location de la salle, mais je demande aux participants de financer leur café/croissant, soit 5 euros par personne. Cinq euros, ce n’est rien, cela ne devrait en rien modifier les comportements. Et bien si !

Premier enseignement, seules les personnes intéressées s’inscrivent. Même 5 euros, c’est trop pour un véritable touriste. Le parasite est radin, il faut le savoir ! La qualité de l’auditoire est donc préservée. Et à chaque événement, je n’ai qu’une personne au maximum qui s’inscrit et ne vient pas. Soit 5 % de « no show » ; le bonheur pour l’organisateur qui passe une bonne nuit la veille de son événement.

J’ai donc décidé de basculer vers ce modèle mixte mes deux prochaines conférences organisées à Paris les 5 et 6 juillet : l’université d’été de la relation client, et le Visual Decision Forum.
Comme il s’agit de conférences d’une journée, avec location d’amphi, cocktail, pauses, équipement technique, le coût global d’organisation est élevé. Pour vous donner un ordre de grandeur, une journée de conférence pour 150/200 personnes, revient environ à 20 000 euros en tenant compte du marketing, des hôtesses, du traiteur, des badges… Les deux principaux postes étant la location de la salle et le traiteur. Soit un coût de l’ordre de 100 euros par personne. Je suis donc parti dans l’idée de rééquilibrer le modèle économique, c’est à dire de faire payer aux participants la moitié des frais (45 euros par personne) et aux sponsors la seconde moitié. Conscient de prendre un risque important car la « culture française » privilégie de plus en plus le gratuit et la non-qualité, je persiste ! Et si je dois être le seul à préférer une salle plus petite avec moins de participants, mais uniquement des gens de qualité, qui respectent leur engagement d’inscription et intéressent les sponsors, cela me convient.

Il me semble qu’avec ce modèle les avantages sont bien répartis :
- pour l’organisateur : visibilité sur les inscriptions, baisse du taux de « no show », meilleure indépendance vis à vis des sponsors, plus d’inscriptions fantaisistes car le paiement oblige à fournir ses véritables coordonnées
- pour les participants : contenu de plus grande qualité, prix raisonnable, réseautage entre participants amélioré
- pour les sponsors : un peu moins de participants, mais des participants de meilleure qualité, coût du sponsoring inférieur

Un dernier point, qui concerne la gestion administrative des inscriptions. J’avais testé il y a quelques années le service d’une jeune société, Amiando. J’avais abandonné, le service était trop jeune, manquait de fonctions et de flexibilité. J’ai retenté l’expérience, et j’en suis aujourd’hui pleinement satisfait.

Histoire de terminer ce long billet par un peu de promotion, voici les liens vers les deux événements en question :
- The Rocky CRM Picture Show, le 5 juillet : http://www.amiando.com/crm2011
- Visual Decision Forum, le 6 juillet : http://www.amiando.com/vdf2011

Philippe Nieuwbourg
Tags : conférences
Rédigé par Philippe Nieuwbourg le 31 Mai 2011 à 17:40 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Notez

Un peu de politique...

29 Mars 2011

Idées et débats

Puisque plus d'un an de débats politiques intenses nous attendent, profitons-en pour noter ici et partager quelques opinions collectées au gré des lectures.


Marc FIORENTINO - Photo Georges Seguin (Okki)
Marc FIORENTINO - Photo Georges Seguin (Okki)
Voici pour aujourd'hui le propos de Marc Fiorentino extrait de Libération du 26/03/2011. On se sent moins seul.

"...Je me demande pour qui je vais voter en 2012. J'ai voté Sarko en 2007. J'étais enthousiaste. Je pensais que ce serait une ère nouvelle pour les entrepreneurs. On ne m'y reprendra plus. Le PS ne changera rien. On passera juste du Fouquet's au Flore. Et voter Front National, c'est au-dessus de mes forces. J'ai pris les paris pour un deuxième tour Hulot - Le Pen..."

Philippe Nieuwbourg
Tags : politique
Rédigé par Philippe Nieuwbourg le 29 Mars 2011 à 14:25 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Notez

Idées et débats

Cette année 2010 s’achève ; j’oserais dire… enfin ! Car en repassant en revue ces derniers mois, j’ai la triste impression que le négatif l’emporte sur le positif. Une année épuisante, stressante et fatigante. Profitons de ces vœux pour en faire un petit bilan très personnel.


Meilleurs vœux énervés !
Les points positifs ; commençons par eux histoire de le rester… positif :
- Une superbe exposition sur l’histoire de la SEA, premier constructeur français d’informatique, conçue avec Pierre Mounier-Kuhn. Une collaboration passionnante qui a permis de faire revivre modestement cette histoire avec des moyens proches de zéro.
- Un gros travail de mémoire sur l’histoire du SICOB avec un projet de recherche qui nous a permis de rencontrer des anciens de l’histoire de l’informatique et de faire petit à petit revivre quelques grands moments de ce salon. Le projet a été stoppé dans son élan en raison des problèmes auxquels le musée a été confronté, mais ce n’est que partie remise.
- Bien sur l’ouverture du iMusée, le musée de la micro-informatique de Montréal. Un travail de titan pour une équipe de passionnés. Un grand coup de chapeau pour leur travail, leur implication et leur bonne humeur, dans un pays où il fait décidemment bon vivre.
- Une 9ème édition du Forum Decideo.forumdecideo.com qui s’est très bien déroulée, avec beaucoup de participants malgré la neige et une excellente ambiance.

Les mauvais souvenirs de cette année… et il y en a :
- Tout d’abord le départ d’un ami. Il nous a quitté comme il avait vécu. Je ne rajouterai rien, mais nous avons beaucoup pleuré.
- Le musée a aussi perdu un de ses parrains
- Et puis bien sur la fermeture du musée de l’informatique, imposée par une mauvaise gestion réciproque du Toit de la Grande Arche par une société privée et par l’État. Un relent de favoritisme politique, de manœuvres de couloirs et d’immobilisme coupable. Pour ceux qui veulent en relire l’histoire, c’est ici. Et les 50 salariés licenciés, les deux sociétés qui vont peut-être devoir déposer le bilan et les milliers de visiteurs déçus du musée de l’informatique ne tireront finalement qu’un léger sourire de l’éviction de celui qui au mieux n’a rien fait pour éviter ce gâchis, Jean-Louis Borloo.
- La fermeture du musée du jeu vidéo pour les mêmes raisons que celles décrites ci-dessus, deux semaines seulement après son ouverture… avec une déprime bien normale pour ses créateurs, de l’argent public encore une fois gaspillé…

Alors pour 2011, je m’adresse quelques vœux en forme de plan d’action volontaire :
- Trouver une issue au problème du musée de l’informatique, ici, ailleurs ou encore plus loin. Mais 2011 sera l’année de sa réouverture, sous une forme ou sous une autre. Et elle commencera dès le 3 janvier car ceux qui croyaient que mon silence de ces deux derniers mois était un signe d’épuisement vont constater dès la rentrée qu’il n’en est rien ! Nous n’avons plus rien à perdre de toutes façons, alors autant sonner la charge !
- Développer de nouvelles idées autour de la visualisation des données, du « data journalism » et d’un événement qui va nous permettre de réunir tous ceux qui sont intéressés par le sujet, le Visual Decision Forum 2011, le 12 mai prochain. Le lancement d’une nouvelle activité sur ce sujet, Visual Reporter.
- Défendre comme il se doit l’énergie et le travail investis dans Decideo.fr la communauté francophone dédiée depuis plus de 15 ans à l’informatique décisionnelle, face à tous ceux qui par cupidité ou par paresse croient que copier est plus valorisant que de créer. Je vise précisément les contrefacteurs de notre marque déposée : Deciseo, Decineo, Decidea, Decideis, Decideom… Et si vous aviez vos propres idées plutôt que de vous contenter de parasiter celles des autres ? Ce sera une bonne manière de préparer la 10ème édition du Forum Decideo en décembre prochain que j’espère pouvoir accompagner d’une belle fête.

Comme vous pouvez le constater, je suis en pleine forme ! Bonne année 2011 à tous !

Philippe Nieuwbourg
Tags : voeux
Rédigé par Philippe Nieuwbourg le 1 Janvier 2011 à 00:01 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Notez

Tribune publiée dans l'hebdomadaire "L'Eveil" du 02/12/2010


Du rapport à l’espoir déçu : A quand le haut débit dans nos campagnes
Au début du XXe siècle, la fée électricité est apparue. La collectivité française a alors dépensé l’équivalent de 762 milliards d’euros pour que de Bernay à la Goulafrière, chacun puisse appuyer sur l’interrupteur et bénéficier de cette nouvelle technologie. C’est l’investissement réalisé en France en quelques années. Grâce à la mission confiée à notre sénateur Hervé Maurey, Bernay est devenu le centre du développement numérique des campagnes françaises. Espoir déçu car son rapport nous demande d’attendre encore quinze ans.

Aujourd’hui nous ne sommes pas tous égaux face à l’Internet. Alors que les grandes villes bénéficient d’un débit allant jusqu’à 16 millions de caractères par seconde, les villages et les habitations isolées se contentent parfois de 32 fois moins. Un peu comme si le facteur passait une fois par jour en ville et une fois par mois à la campagne ! Le toléreriez-vous ? Des solutions techniques ont été développées pour tenter de désenclaver les campagnes car certains n’ont même pas accès à l’ADSL, cette technologie de base indispensable à la consultation d’Internet aujourd’hui. Il s’agit du satellite et du Wimax (qui permet de se connecter sans fil) mais aucune n’est suffisamment fiable et surtout correctement déployée.

Pour apporter à l’ensemble des foyers français cette connexion Internet à très haut débit, il suffirait aujourd’hui de 45 milliards d’euros (à titre de comparaison du coût du porte-avion Charles de Gaulle est estimé à près de 8 milliards d’euros). Mais le désengagement de l’Etat de ces grands projets d’infrastructure publique, qu’il confie peu à peu au secteur privé, ne permet pas d’espérer cet investissement. On préfère confier ce déploiement à de multiples opérateurs qui ne recherchent pas l’économie d’échelle, au nom de la sacro-sainte concurrence dictée par l’Europe. Un peu comme si chaque commune décidait de la largeur des rails du chemin de fer qui la dessert, et installait elle-même ses voies.

A Bernay où la densité de population permet une meilleure rentabilité, le très haut débit est pour demain. A La Goulafrière, il mettra peut-être quinze ou vingt ans à arriver. C’est ce que l’on appelle la « fracture numérique », elle est sociale, personnelle et citoyenne car de plus en plus de services publics sont accessibles uniquement par Internet. Une fracture également économique car aujourd’hui une entreprise a besoin de communiquer. Hier elle ne s’installait pas dans un village sans téléphone et sans facteur. Aujourd’hui une entreprise ne s’installe pas dans un village sans accès Internet à très haut débit. L’impact sur les ressources financières locales et surtout sur l’emploi sont énormes. Nos élus disent le comprendre, mais ne font rien pour corriger concrètement la situation.

D’autres pays ont placé le développement numérique au cœur de leur politique de développement du territoire : la Norvège avec 66 % de foyers connectés en très haut débit, la Suède (44 %)… alors que la France affiche un taux de 4,1 % (Chiffres Idate 2009). Sur ce plan la France est clairement un pays sous-développé !

La France empile de son côté les rapports et les commissions, pour aboutir à des solutions étalées sur quinze ans ! Quinze années pendant lesquelles nous auront peut-être changé trois fois de Président et donc de politique, et pendant lesquelles les technologies vont continuer à évoluer. Alors peut-être que nos campagnes auront accès dans quinze ans à cette technologie moderne en 2010, mais elle sera sans doute alors dépassée.

C’est d’un véritable Plan Marshall du numérique dont nos territoires ont besoin afin de ne pas devenir de simples villages dortoirs animés par les seules réunions de clubs d’anciens combattants et de concours de coinchée. L’emploi, l’activité économique, le commerce local, la vie tout simplement, passent par le développement de cette électricité du XXIe siècle que représente le numérique. Ceux qui le comprennent, les élus des grandes villes, ne sont pas concernés car déjà servis ; ceux qui n’y portent pas attention, les élus des petites communes les plus concernées, n’ont pas de mandat national qui leur permet de porter leur message. Et ce n’est pas un Président qui se vante de ne pas utiliser lui-même un ordinateur qui donnera l’impulsion inverse.

Désolé cher lecteur si je n’ai pas de solution miracle à apporter en conclusion de cette tribune ; je ne peux aujourd’hui que tenter de sensibiliser citoyens et élus car l’enjeu est générationnel, mais il est majeur !

Philippe Nieuwbourg
Rédigé par Philippe Nieuwbourg le 5 Décembre 2010 à 23:10 Digg Del.icio.us Technorati Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo WikioEs Notez
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